Flashpoint 3 (Urban Comics)

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Et voici déjà venu le temps du dernier numéro de la revue Flashpoint d’Urban
Comics, ce qui est normal puisqu’il s’agit d’une revue dédiée à la publication
d’une mini-série en 5 épisodes.

Au menu du n° 3 donc, les épisodes 4 et 5 du Flashpoint de Geoff Johns. « J’ai
envie de dire » que tout fan de comics doit avoir lu l’épisode 5, puisque
c’est lui qui prépare / annonce / précède / explique le relaunch DC de
septembre 2011, c’est-à-dire l’événement de la décennie (ou presque) dans le
monde du comics. Et tant qu’à faire, ces 2 derniers épisodes sont pour moi le
couronnement d’une mini série tout à fait réussie, avec une dose d’émotion qu’on
ne s’attendait pas forcément à trouver. Dans le n°4, au milieu de références à
l’univers « classique » DC à foison (le pilote d’avion Hal Jordan…),
Cyborg et Batman convainquent les ados qui composent Capitaine Tonnerre de les
rejoindre dans leur lutte contre les Atlantes et les Amazones, et Néga-Flash,
qui est bien sûr derrière tout cela, arrive comme cliffhanger à la dernière
page. Dans le n°5, tout est expliqué (enfin, si l’on peut dire) : Barry
Allen, Flash a voulu retourner dans le passé pour empêcher Néga Flash de tuer
sa mère ; ce qu’il a fait et qui a crée une ligne temporelle différente,
celle de Flashpoint. S’ensuivent de nombreux rebondissements avec Batman,
Grifter et la Résistance, Superman (qui revient à point nommé), et les fameuses
pages « émotions » où Barry Allen retrouve fugacement sa mère ;
puis la double page « Pandora » sur les 3 lignes chronologiques dont
on se demande encore ce que cela va bien pouvoir entraîner, et le retour dans l’univers
« classique » (ou relaunch ?) avec encore une séquence
diablement émouvante avec Batman. Au total, Geoff Johns et Andy Kubert nous
livrent vraiment une très belle saga, qui tant par son importance chronologique
que par sa qualité intrinsèque mérite d’être dans toute bibliothèque d’amateurs
du genre. A noter aussi que les notes de contextes d’Urban sont fort utiles
pour tous ceux qui ne maîtrisent pas les 70 ans de continuer de l’univers DC !

En complément, ce numéro reprend le « tie-in » Flashpoint :
Projet Superman, qui explique ce qui est arrivé à Superman dans la ligne
temporelle Flashpoint, et pourquoi Kal El est un homme blafard et rachitique au
lieu du bon gars musclé du MidWest qu’on connaît. Scott Snyder – car c’est lui
au scénario – se tire fort bien d’un exercice qui aurait pu être fort ennuyeux
et l’habillage d’une réflexion intéressante sur le héros, le libre arbitre et l’attachement ;
les 3 épisodes se lisent d’une traite et avec plaisir, plaisir réhaussé par le
dessin de Gene Ha, dont le trait noir et parfois futuriste convient
parfaitement à l’ambiance de la mini série.

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