Ultimate Comics Spider-Man HC 02

Ce hardcover reprend les numéros 6 à 10 de la « nouvelle » série Ultimate Spider-Man.
C’est une évidence : la lecture des comics de Brian
Michael Bendis s’apprécie infiniment mieux en Collected Edition qu’en « single »
mensuel. Ca se lit même très bien, d’une traite, l’intrigue est savamment
menée, elle prend le temps de s’attarder sur les personnages, c’est vraiment
idéal.
Forcément, le même arc découvert pendant 5 ( !) mois va
paraître délayé, confus, avec peu d’enjeux, et finalement au bout on n’a
toujours pas la conclusion, qui pourrait bien prendre 2 à 3 numéros de plus.
D’un point de vue d’écriture, la problématique est
intéressante (l’auteur écrit-il pour les singles, importants médiatiquement
mais vite oubliés, ou pour les TPB qui sont « ce qui reste » des
comics ? BMB a visiblement fait son choix…).
Sinon, on s’attache toujours autant à Miles Morales, dont on
comprend vraiment qu’un gamin de 13 ans comme nouveau Spider-Man, ça implique
pas mal de conséquences (dont ses nombreux échecs du début) ; ses relations
avec ses parents sont un peu mises de côté cette fois –ci mais c’est remplacé
par celle, hautement problématique, avec son oncle. Et Bendis a le bon goût de
ne pas nous faire croire que Miles va direct sauver l’univers d’une  menace cosmique majeure.
J’apprécie particulièrement le fait qu’on en soit toujours à
des problématiques « basiques » comme « à quelle vitesse puis-je
courir », « quelle est ma force », qui sont rarement abordées dans
les comics où les héros semblent savoir spontanément toute l’étendue de leurs
pouvoirs.
Côté négatif, le « méchant » Scorpion manque un peu
d’épaisseur et de réalité à mon goût, au bout de 5 épisodes on ne sait toujours
pas pourquoi il est là, ce qu’il sait faire ; bref il n’est pas vraiment
convaincant.
Côté dessin, j’accroche au style noir et épais de Chris Samnee,
qui ne convient à mon avis pas du tout au personnage et à la série ; je
suis un fan de Sara Pichelli qu’on retrouve avec bonheur dans l’actuelle
mini-série Spider-Men, et j’ai apprécié le trait net et clair de David Marquez
sur les 2 derniers numéros.
Au global, une série fraîche et que j’ai envie de continuer
à suivre.
Revue de web :
Pierre Bisson, pour Comicbox, apprécie le démarrage de l’arc
au numéro 6 :
http://www.comicbox.com/index.php/news/avant-premiere-vo-review-ultimate-comics-spider-man-6/
Pour CBR et James Hunt, le numéro 7 est « un
indiscutable classique » :
http://www.comicbookresources.com/?page=user_review&id=4482
Comics movies and stuff souligne le traitement émotionnel de
Gwen et Tante May dans le numéro 8 :
http://comicsmoviesandstuff.wordpress.com/2012/03/08/ultimate-comics-spider-man-8-review/
Joshua Yehl, dans IGN, remarque (avec juste raison) l’intérêt
des scènes d’internat dans le numéro 9 :
http://uk.comics.ign.com/articles/122/1222371p1.html
Enfin, dans ComicAttack, Infinite Speech note qu’on ne parle
plus de USM pour la couleur de peau de Miles Morales, mais simplement pour la
qualité de la série :
http://comicattack.net/2012/05/ultspidey10rev/

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