Ce hardcover reprend les numéros 6 à 10 de la « nouvelle » série Ultimate Spider-Man.
C’est une évidence : la lecture des comics de Brian
Michael Bendis s’apprécie infiniment mieux en Collected Edition qu’en « single »
mensuel. Ca se lit même très bien, d’une traite, l’intrigue est savamment
menée, elle prend le temps de s’attarder sur les personnages, c’est vraiment
idéal.
Michael Bendis s’apprécie infiniment mieux en Collected Edition qu’en « single »
mensuel. Ca se lit même très bien, d’une traite, l’intrigue est savamment
menée, elle prend le temps de s’attarder sur les personnages, c’est vraiment
idéal.
Forcément, le même arc découvert pendant 5 ( !) mois va
paraître délayé, confus, avec peu d’enjeux, et finalement au bout on n’a
toujours pas la conclusion, qui pourrait bien prendre 2 à 3 numéros de plus.
paraître délayé, confus, avec peu d’enjeux, et finalement au bout on n’a
toujours pas la conclusion, qui pourrait bien prendre 2 à 3 numéros de plus.
D’un point de vue d’écriture, la problématique est
intéressante (l’auteur écrit-il pour les singles, importants médiatiquement
mais vite oubliés, ou pour les TPB qui sont « ce qui reste » des
comics ? BMB a visiblement fait son choix…).
intéressante (l’auteur écrit-il pour les singles, importants médiatiquement
mais vite oubliés, ou pour les TPB qui sont « ce qui reste » des
comics ? BMB a visiblement fait son choix…).
Sinon, on s’attache toujours autant à Miles Morales, dont on
comprend vraiment qu’un gamin de 13 ans comme nouveau Spider-Man, ça implique
pas mal de conséquences (dont ses nombreux échecs du début) ; ses relations
avec ses parents sont un peu mises de côté cette fois –ci mais c’est remplacé
par celle, hautement problématique, avec son oncle. Et Bendis a le bon goût de
ne pas nous faire croire que Miles va direct sauver l’univers d’une menace cosmique majeure.
comprend vraiment qu’un gamin de 13 ans comme nouveau Spider-Man, ça implique
pas mal de conséquences (dont ses nombreux échecs du début) ; ses relations
avec ses parents sont un peu mises de côté cette fois –ci mais c’est remplacé
par celle, hautement problématique, avec son oncle. Et Bendis a le bon goût de
ne pas nous faire croire que Miles va direct sauver l’univers d’une menace cosmique majeure.
J’apprécie particulièrement le fait qu’on en soit toujours à
des problématiques « basiques » comme « à quelle vitesse puis-je
courir », « quelle est ma force », qui sont rarement abordées dans
les comics où les héros semblent savoir spontanément toute l’étendue de leurs
pouvoirs.
des problématiques « basiques » comme « à quelle vitesse puis-je
courir », « quelle est ma force », qui sont rarement abordées dans
les comics où les héros semblent savoir spontanément toute l’étendue de leurs
pouvoirs.
Côté négatif, le « méchant » Scorpion manque un peu
d’épaisseur et de réalité à mon goût, au bout de 5 épisodes on ne sait toujours
pas pourquoi il est là, ce qu’il sait faire ; bref il n’est pas vraiment
convaincant.
d’épaisseur et de réalité à mon goût, au bout de 5 épisodes on ne sait toujours
pas pourquoi il est là, ce qu’il sait faire ; bref il n’est pas vraiment
convaincant.
Côté dessin, j’accroche au style noir et épais de Chris Samnee,
qui ne convient à mon avis pas du tout au personnage et à la série ; je
suis un fan de Sara Pichelli qu’on retrouve avec bonheur dans l’actuelle
mini-série Spider-Men, et j’ai apprécié le trait net et clair de David Marquez
sur les 2 derniers numéros.
qui ne convient à mon avis pas du tout au personnage et à la série ; je
suis un fan de Sara Pichelli qu’on retrouve avec bonheur dans l’actuelle
mini-série Spider-Men, et j’ai apprécié le trait net et clair de David Marquez
sur les 2 derniers numéros.
Au global, une série fraîche et que j’ai envie de continuer
à suivre.
à suivre.
Revue de web :
Pierre Bisson, pour Comicbox, apprécie le démarrage de l’arc
au numéro 6 :
au numéro 6 :
Pour CBR et James Hunt, le numéro 7 est « un
indiscutable classique » :
indiscutable classique » :
Comics movies and stuff souligne le traitement émotionnel de
Gwen et Tante May dans le numéro 8 :
Gwen et Tante May dans le numéro 8 :
Joshua Yehl, dans IGN, remarque (avec juste raison) l’intérêt
des scènes d’internat dans le numéro 9 :
des scènes d’internat dans le numéro 9 :
Enfin, dans ComicAttack, Infinite Speech note qu’on ne parle
plus de USM pour la couleur de peau de Miles Morales, mais simplement pour la
qualité de la série :
plus de USM pour la couleur de peau de Miles Morales, mais simplement pour la
qualité de la série :


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