Apparemment, ce projet avait tout pour plaire : une gloire
historique des comics (ah, cette couverture de Thor #338 avec Beta Ray Bill…),
un format ambitieux (le graphic novel), un pitch attractif (un des 30 deniers
de Judas passe à travers les siècles et porte malheur ; avec un relent de
cuistrerie ça m’évoquerait Denier du Rêve de Yourcenar…), et l’idée stimulante
de « réutiliser » les héros DC de différentes périodes, y compris le
futur, pour raconter l’histoire.
historique des comics (ah, cette couverture de Thor #338 avec Beta Ray Bill…),
un format ambitieux (le graphic novel), un pitch attractif (un des 30 deniers
de Judas passe à travers les siècles et porte malheur ; avec un relent de
cuistrerie ça m’évoquerait Denier du Rêve de Yourcenar…), et l’idée stimulante
de « réutiliser » les héros DC de différentes périodes, y compris le
futur, pour raconter l’histoire.
Malheureusement, il y avait loin de la coupe aux lèvres, et
le résultat final, s’il n’est pas un fiasco, est quand même un vrai ratage.
le résultat final, s’il n’est pas un fiasco, est quand même un vrai ratage.
Tout d’abord, le format des vignettes temporelles se révèle
frustrant : en 10 ou 12 pages on n’a pas vraiment le temps de construire
une histoire, une ambiance, juste de créer une atmosphère. Mais surtout, les 4
premières saynètes (Golden Gladiator, Viking Prince , Captain Fear, Batlash)
sont, selon les avis, soit sans intérêt, soit sans queue ni tête, soit toujours la même chose, soit
tellement mal écrites qu’on ne comprend rien. Ce qui est quand même étonnant
pour un projet perso qu’on imagine longuement mûri.
frustrant : en 10 ou 12 pages on n’a pas vraiment le temps de construire
une histoire, une ambiance, juste de créer une atmosphère. Mais surtout, les 4
premières saynètes (Golden Gladiator, Viking Prince , Captain Fear, Batlash)
sont, selon les avis, soit sans intérêt, soit sans queue ni tête, soit toujours la même chose, soit
tellement mal écrites qu’on ne comprend rien. Ce qui est quand même étonnant
pour un projet perso qu’on imagine longuement mûri.
Le niveau s’améliore un peu sur les histoires de Batman et
Two-Face (même si celle-ci ne va pas bien loin) et de Martian Manhunter ;
dans l’ensemble on reste quand même sceptique devant le peu d’enjeux de ce qui
est raconté, au-delà de « ça porte pas chance ».
Two-Face (même si celle-ci ne va pas bien loin) et de Martian Manhunter ;
dans l’ensemble on reste quand même sceptique devant le peu d’enjeux de ce qui
est raconté, au-delà de « ça porte pas chance ».
Côté graphisme, la cas est moins flagrant. On n’est pas
devant des planches historiques, mais le père Simonson garde un trait
dynamique, légèrement caricatural, avec un bon sens des compositions et des
pages entières (la page 24, le début de l’épisode Viking Prince). L’épisode
Batman m’a moins séduit, le trait n’est pas adapté au personnage, la lecture à
l’italienne est inutilement chichiteuse, et le noir et blanc paraît n’être qu’un
effet de style.
devant des planches historiques, mais le père Simonson garde un trait
dynamique, légèrement caricatural, avec un bon sens des compositions et des
pages entières (la page 24, le début de l’épisode Viking Prince). L’épisode
Batman m’a moins séduit, le trait n’est pas adapté au personnage, la lecture à
l’italienne est inutilement chichiteuse, et le noir et blanc paraît n’être qu’un
effet de style.
Andrew Asberry, dans Bat-Man News, lui accorde un maigre
5.5/10 :
5.5/10 :
Dans son blog, Benjamin Herman apprécie particulièrement la
qualité de l’artwork :
qualité de l’artwork :
http://benjaminherman.wordpress.com/2012/09/21/comic-book-reviews-the-judas-coin-by-walter-simonson/
Patient Comic Addict, dans ton tumblr, trouve le tout « exceptionnellement
décevant » :
décevant » :


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