The New Deadwardians #3-7

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par

dans

Gros rattrapage récent de la mini-série « The New
Deadwardians » de Dan Abnett et INJ Culbard. On se rappelle le pitch tordu
et prometteur : dans l’Angleterre du début du siècle, la haute société est
devenue vampire (« young »), la plèbe zombie (« restless »),
et entre les deux restent « the bright », les humains. Problème :
un vampire (un « Young ») est retrouvé mort un matin, alors que c’est
théoriquement impossible. Un enquêteur de Scotland Yard, Young lui aussi, est
chargé de l’enquête. Le voici donc qui suit des pistes dans une maison de joie
côté Bright (#3), qui revient sur ses souvenirs de guerre (#4) – on croit
comprendre que face à une épidémie soudaine et inconnue de zombie, la classe
dirigeante / les officiers se sont « sacrifiés » en devenant vampires
et donc immortels pour contenir le flux de zombies qui menaçait de submerger le
pays.  Puis notre enquêteur se rend à la
campagne dans la famille du défunt, et découvre son goût pour l’ésotérisme et
la magie noire (#5), retourne en zone « bright », succombe au charme
d’une prostituée, retrouve un suspect (#6) qui, après bataille et pourquite,  sous-entend que l’enquêteur est lui-même
impliqué dans le meurtre (#7)…
L’histoire de Dan Abnett est à la hauteur des promesses qu’elle
nous avait faites. Ses vampires, zombies et humains sont à la fois une
métaphore des classes sociales, de l’oppression, des limites de chacun ;
il développe de manière fort judicieuse les données de départ (immortalité des
uns, vitalité des autres, vivre derrière des barrières en permanence…), créé
des personnages forts et attachants, et nous livre une intrigue qui, si elle n’est
pas renversante, est du moins suffisamment accrocheuse pour qu’on soit tenu en
haleine jusqu’au dernier numéro. Il y a bien quelques petites baisses de régime
(le #5 par exemple) mais rien de grave quand on lit le tout à la suite.
Le dessin de Culbard, très atypique à vrai dire, est
cependant parfaitement adapté à l’époque, à l’ambiance et à l’histoire. En
gros, c’est du dessin de BD franco belge tendance ligne claire à la Chaland,
parfois même quasi expressionniste sur certains visages en gros plan ou dans
les (très rares) scènes d’action. On notera aussi un très beau travail sur la
couleur, faite d’un joli assemblage d’ocre, de vert bouteille ou de sepia ;
ainsi que les couvertures, particulièrement réussies.
Au total, une mini série brillamment réussie dont on
aimerait qu’elle puisse donner lieu à des spin offs.

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