Wolverine & the X-Men by Jason Aaron HC 3 et 4

Le rythme de parution des Hard Covers de Marvel est parfois
surprenant, et c’est à quelques semaines d’intervalle seulement que sont sortis
les volumes 3  et 4 des HC de la série X
de Jason Aaron, justifiant une lecture à la suite.
Après les 2 premiers volumes ayant posé les bases de
fonctionnement du comic, le cast des élèves et une délirante aventure dans un
casino cosmique avec Quentin Quire, Jason Aaron a la lourde tâche de devoir
insérer les tie-ins d’Avengers vs X-Men dans sa série, ce qui n’est pas une
mince affaire. La lecture des épisodes laisse un sentiment de confusion, car
même si l’auteur s’est attaché à rester centré sur son sujet (l’école, les
profs, les élèves) et a continué à développer les personnages qui lui étaient
spécifiques, il a quand même dû intégrer la participation de Wolverine aux
différents débats et combats d’AvX et aux conséquences de ceux-ci.
Dans le vol. 3, le #9 « Day of the Phoenix, Dark night
of the soul” intègre principalement la visite de Captain America à la Jean Grey
School pour embaucher Beast et Wolvie dans ses équipes, qui effectivement le
rejoignent à la fin de l’épisode. Du classique, avec Bachalo au dessin ce qui
ne gâche rien. Le  #10 « Avengers vs
X-Men…vs X-Men (magnifique couverture de Townsend) relate la visite de Cyclops,
Emma Frost et Magik à Logan dans son école pour essayer de le faire changer d’avis.
Indice : ça ne marchera pas. Les Shi’ar s’en mêlent dans le #11 « Got
Hope ? », car il fallait bien que Jason Aaron brode un peu autour du
thème pour ne pas être un pur tie-in pendant des mois ; et c’est avec les
Shi’ar qu’il s’en sort. Sinon c’est bataille autour du monde entre mutants et
vengeurs sans grand intérêt, d’autant plus que les dessins de Nick Bradshaw qui
reprend alors le pinceau ne sont vraiment pas ma tasse de thé, trop enfantins à
mon goût. Même principe dans le #12, du pur tie-in sans grand intérêt à part le
dessin de Bachalo. Enfin, le #13 « Born Warbird » est un one-shot sur
l’histoire personnelle de Warbird, la garde du corps Shi’ar, et de loin la
chose la plus intéressante de ce volume, où Bradshaw aux pinceaux est bien plus
crédible.
Dans le vol. 4 (#14-18), Aaron commence par « Kitty’s
Hot Date », où le rendez-vous plus que gêné aux entournures entre les ex
tourtereaux Kitty Pride et Colossus, entre temps sous l’emprise du Phénix.
Evidemment ça se termine fort mal car le gentil Piotr est aveuglé par la force
malfaisante du Phénix, etc. Ca rappelle un « Date with the Devil »
dans New Mutants il y a peu, qui à vrai dire était bien mieux traité, ici tout
reste caricatural et convenu. « On the eve of the Battle » (#15) est
un épisode un peu composite, où Wolvie discute avec Hope, où Kid Gladiator
rentre chez lui, où les intrigues avancent gentiment mais rien ne se passe,
pure TPB stuff ! Ces 2 épisodes sont dessinés par Jorge Molina, qui, sans
faire un mauvais travail, n’est pas non plus éblouissant.
 Dans « The fires
of hell a-glowing » (#16), Aaron revient à ses méchants fétiches, le
nouveau Hellfire Club, et leur donne (notamment à Kade Kilgore) un peu plus de
consistance – tout en se sortant élégamment du piège de la continuité AvX. Sans
doute le meilleur épisode du recueil, et d’ailleurs le seul dessiné par Chris
Bachalo. « Wolverine’s secret weapon » (#17) est un autre
« filler », de luxe certes avec Michael Allred et son style si
particulier au dessin, mais dont l’unique objet est de nous expliquer le
pourquoi de la présence de Doop comme professeur, et ses rapports aux autres.
Son côté politiquement incorrect est certes réjouissant, mais l’épisode reste
anecdotique. Enfin, back to business avec le #18 (« Dance like there’s no
tomorrow »), où enfin Aaron revient à son sujet, et arrive magnifiquement
à mêler la dramatique conclusion d’AvX, à faire évoluer quasiment TOUS les
personnages de sa série, tout cela autour d’une soirée de l’école, un bonheur
de comic.
En résumé, le vol 3 
et de manière générale les épisodes directement liés à AvX sont d’un
intérêt assez faibles et se tolèrent dans la lecture d’un TPB et dans une
perspective complétiste sur la série ; mais dès que Jason Aaron reprend
les rênes (les Shi’ar, le Hellfire Club, Doop…), le niveau remonte grandement
et justifie pleinement de continuer à suivre ce qui se confirme être toujours
la meilleure série récurrente X actuellement.

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