L’Opéra de Lille accueillait au mois de mars 2013 une rétrospective des « Early Works » d’Anne Teresa de Keersmaeker, à savoir ses premières pièces du début des années 80.
Je me suis laissé tenté par celle-là, la 2ème dans l’ordre chronologique si j’ai bien compris, et mon impression est plus que mitigé. Si l’aspect rétro pour ne pas dire vintage (si celà a un sens en danse contemporaine) est plutôt le bienvenu (musique minimale et répétitive, gestes précis, en petits nombres, savamment répétés et agences), le programme ou le lien entre les différentes parties reste très nébuleux, et surtout la pièce est inutilement longue. Les 4 parties durent au total 1h45, disons que 15 mn pour chacune auraient largement suffit, et que le but en aurait été – me semble-t-il – tout autant atteint. C’est donc qu’on a bien 10 à 15 mn d’ennui à chaque partie, ce qui répété 4 fois et sans entracte en fait une représentation plutôt indigeste.

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