On aime le médium « comics » aussi pour ça :
pour un sujet aussi casse-gueule que « des super-héros nazi renversent le
cours de la 2ème guerre mondiale dans ses derniers jours »,
Kieron Gillen et Canaan White nous sorte une histoire riche, complexe, violente
voire gore, historiquement crédible et profondément intéressante.
pour un sujet aussi casse-gueule que « des super-héros nazi renversent le
cours de la 2ème guerre mondiale dans ses derniers jours »,
Kieron Gillen et Canaan White nous sorte une histoire riche, complexe, violente
voire gore, historiquement crédible et profondément intéressante.
Kieron Gillen frappe en effet très fort pour ce creator owned,
publié chez Avatar, un (tout petit) éditeur d’habitude spécialisé dans les
titres gore et zombies. Ne manquant pas de toupet ni d’ambition, le voilà qui
nous conte dans ce run initial la bataille de Berlin dans les derniers jours de
mai 45, mais sous une version bien particulière, puisque celle-ci se solde par
la fuite des soldats russes, mis en déroute par un petit groupe de
super-soldats nazis, les Panzermenschen, dont l’efficacité sur le terrain est
aussi redoutable que violente et meurtrière.
publié chez Avatar, un (tout petit) éditeur d’habitude spécialisé dans les
titres gore et zombies. Ne manquant pas de toupet ni d’ambition, le voilà qui
nous conte dans ce run initial la bataille de Berlin dans les derniers jours de
mai 45, mais sous une version bien particulière, puisque celle-ci se solde par
la fuite des soldats russes, mis en déroute par un petit groupe de
super-soldats nazis, les Panzermenschen, dont l’efficacité sur le terrain est
aussi redoutable que violente et meurtrière.
Les Alliés bien sûr s’en inquiètent, et fort heureusement
une agente infiltrée dans l’équipe ayant permis ce tour de force réussit à
sortir du laboratoire ultra secret et à rejoindre l’Angleterre avec non
seulement des informations de première main, mais aussi la « potion
magique » qui sert à fabriquer ces héros.
une agente infiltrée dans l’équipe ayant permis ce tour de force réussit à
sortir du laboratoire ultra secret et à rejoindre l’Angleterre avec non
seulement des informations de première main, mais aussi la « potion
magique » qui sert à fabriquer ces héros.
De l’autre côté, l’état major nazi et en premier lieu Hitler
lui-même (quand je disais que Gillen n’avait peur de rien…) est bien sûr
passionné par cette nouvelle arme, qu’il a au début un peu de mal à comprendre,
mais pour laquelle bien vite il nourrit de nombreux et funestes projets.
lui-même (quand je disais que Gillen n’avait peur de rien…) est bien sûr
passionné par cette nouvelle arme, qu’il a au début un peu de mal à comprendre,
mais pour laquelle bien vite il nourrit de nombreux et funestes projets.
Et je passe sous silence les considérations géopolitiques,
les atrocités de la guerre des 2 côtés, l’introduction d’une piste
extra-terrestre, la caractérisation sévère mais réaliste et profondément
humaine des personnages – et ce quel que soit leur « côté », ce qui n’est
pas simple à écrire. On comprend donc que je suis assez enthousiaste sur le
degré de réussite de ce titre ambitieux.
les atrocités de la guerre des 2 côtés, l’introduction d’une piste
extra-terrestre, la caractérisation sévère mais réaliste et profondément
humaine des personnages – et ce quel que soit leur « côté », ce qui n’est
pas simple à écrire. On comprend donc que je suis assez enthousiaste sur le
degré de réussite de ce titre ambitieux.
Au dessin, Caanan White n’est pas un choix évident. On le
sent plus habitué ou attiré par des ambiances d’horreur et de zombies que par
le comics de guerre historique. Et c’est justement pour ça que son style, il
faut le dire assez particulier, fait mouche sur certaines splash pages qui
portent funestement bien leur nom… Il ne s’interdit rien, décrit ce qu’il faut
décrire, et les horreurs de la guerre prennent un tour très réaliste voire
vériste sous son pinceau.
sent plus habitué ou attiré par des ambiances d’horreur et de zombies que par
le comics de guerre historique. Et c’est justement pour ça que son style, il
faut le dire assez particulier, fait mouche sur certaines splash pages qui
portent funestement bien leur nom… Il ne s’interdit rien, décrit ce qu’il faut
décrire, et les horreurs de la guerre prennent un tour très réaliste voire
vériste sous son pinceau.
On peut en revanche lui reprocher une certaine maladresse ou
un manque de finesse sur les traits des personnages plus classiques, sur les
expressions de visage, ou sur les scènes d’intérieur. Néanmoins, on apprend
aussi à apprécier son trait, même si l’on ne peut pas dire que celui-ci soit « aimable ».
un manque de finesse sur les traits des personnages plus classiques, sur les
expressions de visage, ou sur les scènes d’intérieur. Néanmoins, on apprend
aussi à apprécier son trait, même si l’on ne peut pas dire que celui-ci soit « aimable ».
Au global, prise de risque assumée et pour l’instant réussie
pour Kieron Gillen pour cette série à ne vraiment pas rater.
pour Kieron Gillen pour cette série à ne vraiment pas rater.
Sur le web, de manière générale peu de reviews disponibles,
ce qui peut s’expliquer par le caractère assez confidentiel de l’éditeur mais n’est
pas forcément bon signe pour les ventes et donc la pérennité de la série. A
noter l’excellente première impression de José Maniette dans Univers Comics (http://universcomics.blogspot.fr/2013/05/uber-1-la-review-de-la-nouvelle-serie.html).
Adrian dans CBGeeks suit la série mais ne lui attribue que 7/10 (http://cbgeeks.blogspot.fr/2013/07/uber-3-review.html).
ce qui peut s’expliquer par le caractère assez confidentiel de l’éditeur mais n’est
pas forcément bon signe pour les ventes et donc la pérennité de la série. A
noter l’excellente première impression de José Maniette dans Univers Comics (http://universcomics.blogspot.fr/2013/05/uber-1-la-review-de-la-nouvelle-serie.html).
Adrian dans CBGeeks suit la série mais ne lui attribue que 7/10 (http://cbgeeks.blogspot.fr/2013/07/uber-3-review.html).
A noter enfin le très intéressant blog de Kieron Gillen,
avec un commentaire page par page du numéro 3, extrêmement instructif : http://gillen.cream.org/wordpress_html/5552/writer-notes-on-uber-3/.
Etre auteur de comics dans les années 2010, ça doit vouloir dire ça…
avec un commentaire page par page du numéro 3, extrêmement instructif : http://gillen.cream.org/wordpress_html/5552/writer-notes-on-uber-3/.
Etre auteur de comics dans les années 2010, ça doit vouloir dire ça…


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