Je suis devenu fan de la série « The Massive » de
Brian Wood. Le développement des arcs et de la série ont balayé les quelques
doutes que j’avais émis ici sur les premiers numéros.
Brian Wood. Le développement des arcs et de la série ont balayé les quelques
doutes que j’avais émis ici sur les premiers numéros.
Pourquoi ? D’abord parce que Wood a construit un
univers très fort. Après plus d’un an, on reste à la fois fasciné, terrifié,
curieux de ce monde Post Crash qui ressemble tellement au nôtre et où pourtant
tout a changé. Chaque épisode met en avant une « nouvelle »
catastrophe et ses conséquences dramatiques, et l’on ne peut s’empêcher de
penser qu’en effet, nous dansons au bord du volcan et qu’il suffirait de très
peu de choses (la panne de courant de la Côte Est des Etats Unis) pour que tout
bascule. Et Wood est aussi très habile à rendre crédible l’incroyablement
rapide régression de nos sociétés et des nos organisations dans un tel
contexte.
univers très fort. Après plus d’un an, on reste à la fois fasciné, terrifié,
curieux de ce monde Post Crash qui ressemble tellement au nôtre et où pourtant
tout a changé. Chaque épisode met en avant une « nouvelle »
catastrophe et ses conséquences dramatiques, et l’on ne peut s’empêcher de
penser qu’en effet, nous dansons au bord du volcan et qu’il suffirait de très
peu de choses (la panne de courant de la Côte Est des Etats Unis) pour que tout
bascule. Et Wood est aussi très habile à rendre crédible l’incroyablement
rapide régression de nos sociétés et des nos organisations dans un tel
contexte.
Mais la série a aussi réussi à nous intéresser à un ensemble
de personnages dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas banaux,
et qu’ils n’ont rien non plus pour être aimables a priori. Callum Israël est un
ancien mercenaire, Mag aussi après avoir été un enfant soldat, Georg a grandi
dans les ruines de Grozny et les prisons russes, Mary on n’en sait rien mais on
imagine que ce n’est pas tout rose, etc. Ca fait longtemps qu’on n’avait pas vu
un tel cast, et surtout auquel on croit. De plus, Wood ne s’embarrasse pas de
précautions moralisantes ; les mercenaires ont vraiment tué voire commis
des actes terroristes, et l’un des débats les plus intéressants de la série est
celui des moyens à employer dans un monde redevenu livré à la loi du plus fort,
quel sens peut y avoir l’initial pacifisme d’une ONG environnementaliste.
de personnages dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas banaux,
et qu’ils n’ont rien non plus pour être aimables a priori. Callum Israël est un
ancien mercenaire, Mag aussi après avoir été un enfant soldat, Georg a grandi
dans les ruines de Grozny et les prisons russes, Mary on n’en sait rien mais on
imagine que ce n’est pas tout rose, etc. Ca fait longtemps qu’on n’avait pas vu
un tel cast, et surtout auquel on croit. De plus, Wood ne s’embarrasse pas de
précautions moralisantes ; les mercenaires ont vraiment tué voire commis
des actes terroristes, et l’un des débats les plus intéressants de la série est
celui des moyens à employer dans un monde redevenu livré à la loi du plus fort,
quel sens peut y avoir l’initial pacifisme d’une ONG environnementaliste.
Cerise sur le gâteau, ou plutôt plat de résistance qui achève
de nous convaincre de la pertinence de la série : la succession de
dessinateurs sur les épisodes en question n’est non seulement pas
préjudiciable, mais réussit le tour de force d’aligner de bonnes performances,
dans un style qui reste homogène, et avec des traits originaux qu’on a une
forte envie de revoir, dans la série ou ailleurs. Ainsi, Gary Erskine fait
penser à un Dave Gibbons un peu modernisé ; Declan Shalvey a un trait plus
anguleux, et réussit à merveille les scènes sous-marines de l’épisode, et je
suis tombé sous le charme du style presque schématique et pourtant détaillé et
expressif de Danijel Zezelj. Garry Brown est un peu plus convenu mais reste
dans le « cahier des charges » de la série. Avoir réussi à coordonnerces
dessinateurs et unifier ses styles (sans doute grâce à l’encrage de Jordie
Bellaire sur tous les numéros) montre le soin apporté à cette série.
de nous convaincre de la pertinence de la série : la succession de
dessinateurs sur les épisodes en question n’est non seulement pas
préjudiciable, mais réussit le tour de force d’aligner de bonnes performances,
dans un style qui reste homogène, et avec des traits originaux qu’on a une
forte envie de revoir, dans la série ou ailleurs. Ainsi, Gary Erskine fait
penser à un Dave Gibbons un peu modernisé ; Declan Shalvey a un trait plus
anguleux, et réussit à merveille les scènes sous-marines de l’épisode, et je
suis tombé sous le charme du style presque schématique et pourtant détaillé et
expressif de Danijel Zezelj. Garry Brown est un peu plus convenu mais reste
dans le « cahier des charges » de la série. Avoir réussi à coordonnerces
dessinateurs et unifier ses styles (sans doute grâce à l’encrage de Jordie
Bellaire sur tous les numéros) montre le soin apporté à cette série.
Au global, Dark Horse et Brian Wood nous livrent donc une des meilleures séries du moment, qui ne
prend pas ses lecteurs pour des imbéciles et qui se révèle de plus en plus
riche au fur et à mesure que l’histoire progresse. On attend la suite avec
impatience.
prend pas ses lecteurs pour des imbéciles et qui se révèle de plus en plus
riche au fur et à mesure que l’histoire progresse. On attend la suite avec
impatience.
Sur le web, les critiques toujours entre le « très bon »
et « excellent », ce qui après plus d’un an est déjà remarquable. Par
exemple : Russell Johnson dans Unleash the Fan Boy (« a stellar piece
of work”) (http://www.unleashthefanboy.com/comics/the-massive-13-review/60230);
Dean Stell dans Weekly Comic Book Review est soulagé que Wood abandonne dans le
#13 son thème “à la recherche du Massive” (http://weeklycomicbookreview.com/2013/07/01/the-massive-13-review/),
mais déplore le manque d’attachement aux personnages dans le #14 (http://weeklycomicbookreview.com/2013/07/27/the-massive-14-review/).
et « excellent », ce qui après plus d’un an est déjà remarquable. Par
exemple : Russell Johnson dans Unleash the Fan Boy (« a stellar piece
of work”) (http://www.unleashthefanboy.com/comics/the-massive-13-review/60230);
Dean Stell dans Weekly Comic Book Review est soulagé que Wood abandonne dans le
#13 son thème “à la recherche du Massive” (http://weeklycomicbookreview.com/2013/07/01/the-massive-13-review/),
mais déplore le manque d’attachement aux personnages dans le #14 (http://weeklycomicbookreview.com/2013/07/27/the-massive-14-review/).



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