Superman / Wonder Woman #1 : Harlequin chez les super-héros

La couverture triptyque de Tony Daniel

Dans le « nouvel » univers DC des New 52, il y a quand même UNE modification d’ampleur : Superman et Wonder Woman sont ensemble ! Exit Loïs Lane d’un côté, exit Steve Trevor de l’autre, ils ont trouvé chaussures à leur pied dans Justice League #9 me semble-t-il.

Quelque temps après, DC se rend compte qu’il est difficile de traiter de ce sujet ô combien passionnant dans les pages de Justice League, monopolisées par des enjeux cosmiques et des cross-overs maison qui laissent peu de place au développement d’intrigues parallèles.

Dans les pages de Wonder Woman, Brian Azzarello est parti sur un chemin passionnant (lire mes chroniques à ce sujet) mais quasiment pas relié au reste de l’univers DC, et il a déjà annoncé qu’il ne traiterait pas de l’idylle dans son titre. Solution : sortir un titre dédié au couple, ce que fait DC en le confiant à la star montante Charles Soule (déjà testé sur Swamp Thing) et au vieux routier Tony Daniel, qui après avoir sévi sur Detective Comics se spécialise ces derniers temps dans les titres Superman.

« Le » baiser

Après cette longue contextualisation, venons en au vif du sujet : le titre est inintéressant au possible. A vrai dire, on s’attendait à de vrais difficultés, les 2 héros partagent des univers assez différents, et il fallait un angle original et un vrai côté roublard pour sortir quelque chose de cette histoire. Ce n’est pas le cas ici. Charles Soule nous montre, de manière totalement convenue, les 2 héros en train de roucouler dans les airs (tiens, WW sait voler ?), puis secourir un avion; tandis que dans des flashbacks Clark Kent minaude dans un bar sur l’air de « désolé mais je suis pris », et que Diana papote avec une copine Amazone (?) sur les méfaits du vieillissement (??). Et au final, un gros méchant vilain arrive. On est cla

Côté graphique, Tony Daniel fait un travail honnête, quoi que parfois un peu bizarre sur les visages, mais qui n’a rien de renversant non plus. A l’image du triptyque de couverture, impressionnant mais assez vain.

Autant dire qu’on est dans les standards inférieurs du comics, au niveau d’un « Harlequin des super-héros », et que je ne vois aucune raison de suivre cette série.


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