Il y a des artistes, comme Florent Marchet, qu’on suit plus ou moins depuis des années (principalement par la ténacité des Inrocks à continuer à rendre compte de leur carrière…), sans avoir jamais été vraiment convaincu par leur travail.
Et puis, toujours avec cette même vague curiosité, on jette l’oreille sur un morceau de son nouvel album » Bambi Galaxy », puis 2, puis 3 , puis tous; puis on le réécoute plusieurs fois dans la semaine. On se dit tout de suite : ça y est, il a trouvé LE truc, l’équilibre entre la production, les textes, les mélodies, et ça marche dans presque tous les morceaux. Comme si ses efforts précédents convergeaient, que tout se mettait en place pour aboutir à un album parfaitement réussi et cohérent.
Jusqu’à son « personnage » (puisque Marchet incarne en quelque sorte un personnage à chaque production…), qui ne me convainquait pas du tout dans la version précédente, rouflaquette, moustaches et papier peint 70s, me semble ici beaucoup plus réussi, en rocker cuir 80s cheveux Souchon en bataille…
Il ne faut pas être grand clerc pour voir que Florent Marchet va exploser cette année, et c’est tant mieux pour lui, car son album est d’une grande valeur. Même les fameux « morceaux d’albums », si souvent de remplissage, sont soignés et très réussis.
Une vraie révélation; comme une confirmation que le patient et lent travail du développement d’artiste n’est pas vain…

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