MPH #1-2 : C’est lourd, c’est fun, c’est bon…

Les bonnes âmes de la critique comics n’aiment guère Mark Millar. Tout juste du bout des lèvres un « Old Man Logan », le 1er volume de Kick Ass (avant la sortie du film bien sûr)…Depuis, il est de bon temps de cracher dans la soupe de ses productions, que ce soit Nemesis, les volumes suivants de Kick-Ass. Trop vulgaire, trop grand public, trop racoleur, trop prévisible, trop grosse tête et m’as-tu-vu.

Je dois avouer que je ne partage pas totalement cet avis. Il est certes parfois un peu dans le cliché et dans la facilité, mais il a aussi un don de conteur assez hallucinant, une sensibilité à l’air du temps réelle, et quand on gratte un peu sous le vernis, de vraies thématiques sont traitées (la mobilité des classes sociales par exemple dans son « The Secret Service »…), et puis aussi et surtout du FUN à lire…Ici, un jeune détenu découvre par hasard une drogue dans les effets sur ceux qui la prennent sont d’arrêter le temps, et donc de lui donner une super vitesse.

Ce « MPH » ne fait pas exception à la règle. En 2 numéros, la situation est posée, les personnages ont une histoire, le développement est régulier et logique, on pressent ce qui pourrait arriver mais on n’en est pas sûr, on a envie de lire la suite, on trouve ça dommage que ça se limite à 4 numéros… Bref, du bon boulot.

Le dessin de Duncan Fegredo n’appelle de commentaires particuliers, au delà de « standard comic book artist » qui a rendu un honnête travail, dans le genre « réaliste cartoony ». Millar n’avait sans doute pas envie de dépenser trop dans le dessin.


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