Les rats de musée, de LEE Eun : un polar coréen à éviter…

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Lee Eun

Second post de ma série sur mes lectures de littérature coréenne contemporaine cet été; j’ai testé le roman policier coréen, avec ce titre de Lee Eun paru chez Picquier.

Je n’irai pas par 4 chemins : ce n’est pas un bon livre. Tout d’abord, c’est écrit « à la truelle », c’est à dire un style sans élégance, lourdaud, avec des dialogues plats et redondants. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants, car trop caricaturaux, on ne croit pas vraiment à leur existence, ils n’ont que peu de vraisemblance psychologique, et sont à vrai dire plus des idées de personnages (l’étudiante un peu naïve, le jeune artiste en vogue, le directeur de musée machiavélique…) que de vrais personnages.

L’intrigue est légère et peu captivante, mais à vrai dire ce n’est pas vraiment le problème, elle n’est pas non plus honteuse. Le contexte social paraît en revanche d’une simplicité et d’une naïveté parfois confondante (ah, ces artistes qui sont influencés par le prix de leurs toiles et ne se consacrent pas pleinement à leur art…), et l’auteur souligne souvent plus que lourdement les motivations des personnages, les caractéristiques du milieu social dans lequel ils évoluent. Cela manque vraiment de finesse et de nuance. Et non, ce n’est pas une caractéristique des auteurs coréens, bien au contraire, les autres lectures de cette série en témoigneront, c’est bien la patte de Lee Eun…

Au global, une lecture fort dispensable, à peine digne d’une collection de polar de province; on a vraiment du mal à croire qu’avec ce genre d’ouvrages il soit devenu un « auteur majeur du genre » comme le clame la 4ème de couverture.


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