Kingsman, le pop corn movie

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Je voulais aller voir Kingsman car j’avais lu et apprécié le comics original dont le film s’inspire, The Secret Service, de Mark Millar et Dave Gibbons, que j’avais d’ailleurs chroniqué là, là ou encore là 😉

Je me demandais comment l’humour pince sans rire, la satire sociale, l’intrigue d’espionnage SF un peu farfelue allait être rendus.

Je dois avouer que si le film ne m’a pas totalement emballé, en revanche j’ai passé un vrai bon moment de détente décomplexée, comme les vrais pop corn movies peuvent en procurer.

J’ai apprécié le thème du film, son côté décalé et parodique, l’impeccable construction et le développement des personnages, bref du bon boulot, plutôt côté scénario.

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Chez le tailleur (scène de tournage)

 

J’ai un peu plus regretté le côté toujours superficiel des personnages, comme une impression qu’on ne va pas vraiment au fond, dans leur intimité, alors que certaines scènes le permettraient presque. La mise en scène ne m’a pas spécialement impressionné; cela apparaît nettement dans la scène de l’église, qui est vaguement ennuyeuse et gênante à regarder; on imagine ce qu’un Tarantino, référence évidente, en aurait fait. Les rapports de classe et la dimension politique ne sont que trop brièvement esquissé à mon avis. Enfin, l’interprétation est assez moyenne, entre un Samuel L. Jackson qui cabotine (pléonasme), un Colin Firth en pilote automatique, et le nouveau venu Taron Egerton qui n’a que 2 ou 3 expressions dans son jeu.

Mais au global, on peut apprécier un film qui sorte un peu des sentiers battus, un peu moins policé que les blockbusters Marvel, solidement mené et construit, qui remplit sa promesse.

 

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