Ant-Man Annual #1 : pas indispensable mais honorable

Que faire quand on est éditeur de BD, que la maison mère a sorti un film sur un de tes personnages, que tu as déjà une série qui marche bien, mais que tu veux vraiment marquer le coup le mois de la sortie du film ?

La réponse est évidente : sortir un Annual ! Souvent il s’agit d’histoire déconnectée du fil principal et réalisée par une équipe indépendante plus ou moins mercenaire. Ici, ça n’est heureusement pas le cas, c’est le scénariste régulier qui est à l’oeuvre, et l’histoire est insérée dans la continuité de la série. On en retrouve en fait les charmes typiques que j’ai déjà détaillés là ou encore là pour les numéros précédents.
La team bancale de Scott Lang prend encore plus corps, et cette fois le héros, Grizzly et Machinesmith (« le cyborg arrogant », jolie trouvaille !) écoutent Scott se remémorer un affrontement avec un vilain à la fois puissant et ridicule, Egghead, mais en compagnie du maître Hank Pym…
Le tout se termine bien sûr bien, mais aussi en eau de boudin pour notre anti-héros Scott, qui trouve peut-être cependant (si j’ai bien compris) un nouveau coéquipier dans l’histoire.

Côté graphique, si Ramon Rosanas le dessinateur habituel assure les planches se déroulant de nos jour, c’est Brent Schoonover qui prend en charge celles du flash-back, avec une certaine continuité de style, mais de mon point de vue un cran en dessous de Rosanas, dont la stylisation fait merveille.
Néanmoins, pour les amateurs du style décalé et un peu grinçant de la série, cet Annual est une lecture sympathique estivale tout à fait honorable; même si elle n’est pas indispensable à la compréhension de la série.


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