J’avais fortement recommandé cette série dès sa sortie début 2014; elle s’achève aujourd’hui à son 15ème numéro et je suis toujours aussi enthousiaste. Dans un futur proche, des robots personnels sont au service des humains; des hackers ont trouvé le moyen d’en rendre certains conscients. Alex, jeune homme un peu paumé par sa rupture récente, fait l’acquisition d’Ada, un de ces robots de compagnie, et la fait devenir conscience…
Les qualités, sensibles depuis le début, se sont confirmées : un trait élégant et simple à la fois, des couleurs superbes, une mise en page très graphiques; mais aussi une histoire très maîtrisée, un propos à la fois clair sur la tolérance et l’acceptation de l’autre. Surtout, ce qui rend cette série attachante, c’est la subtilité avec laquelle de nombreux thèmes sont traités : la solitude des êtres, le respect des lois et la moralité, le regard des autres, le respect de l’intégrité physique et psychologique, la fin de vie. Tout cela est amené en petites touches, très délicates, et contribue à rendre cette série si attachante.
On regrettera peut-être juste une fin un peu expédiée et hollywoodienne, qui s’éloigne du réalisme quotidien des 14 premiers numéros et dénote un peu, mais qui est sans conteste réussie et émouvante.
De manière générale, le thème de l’intelligence artificielle et de sa place par rapport à la conscience humaine est clairement un thème qui travaille notre monde, l’Amérique et les auteurs de comics en particulier, c’était aussi le thème central de la série « Avengers A.I » qui j’ai chroniquée à plusieurs reprises (par exemple ici et là). Ici la forme est très différente mais le fond est finalement semblable. Quelque chose se joue là…




Laisser un commentaire