Sidekick #9-11 : c’est pas fini tant que c’est pas fini…

On ne la fait pas à un vieux renard comme JMS. Quand on croit que c’est fini, voilà qu’un tiroir s’ouvre et que le récit repart de plus belle…
Démarrée il y maintenant presque 2 ans, cette belle série sur la chute d’un ancien « sidekick », le jeune partenaire d’un super-héros, est l’occasion d’une déconstruction assez réussie et réjouissante que John Michael Straczynski mène de main de maître (voir mes 2 chroniques précédentes ici pour le démarrage, et là pour la suite).

Ainsi, dans le superbe #9, il réussit le tour de force de faire avancer l’intrigue à grand pas, et ce dans un numéro totalement muet, à part quelques onomatopées. Belle performance, qui montre que le côté bavard de certains comics actuels n’a pas lieu d’être, et qu’un art de la narration consommé est bien plus performant et efficace !
L’intrigue avance tellement qu’on peut penser que la série va s’arrêter à la fin du #10. Erreur, grossière erreur, car le « héros », cet ancien bras droit déchu devenu méchant, a encore quelque chose à nous dire sur son passé…Et puis l’histoire est-elle bien celle qu’on pensait avoir lu jusque là…?

Tom Mandrake se surpasse dans ces 3 numéros – dont la sortie très espacée s’explique peut-être par leur ambition graphique, nettement supérieure aux 1ers numéros de la série. Evidemment, le #9 qui repose entièrement sur les dessins est déjà une référence, presque un classique instantané.
On remarque aussi dans les #10 et #11 le recours accru aux pages entières, et celles de Mandrake sont remarquables à tout point de vue, détaillées, expressives,  dans un style très personnel. Il y est sans doute beaucoup plus à son aise que dans la narration un peu « pulp » des 1ers numéros.

Rendez-vous dans 3 mois pour la conclusion de la série ? A  moins que…


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