Burn the orphanage – Born to lose : une étrange alliance comics / jeux vidéo

Il y a sans doute une raison pour laquelle j’avais laissé de côté cette série de 2013.
A l’origine, j’avais sans doute été attiré par son titre, « Brûle l’orphelinat » il faut bien dire que c’est diablement accrocheur; et l’univers passablement décalé qu’il me semblait deviner derrière; le tout derrière une histoire de vengeance classique mais prometteuse.

Mission à moitié accomplie. L’originalité de l’univers est réelle, partant des codes de la lutte, les auteurs créent en fait un monde très inspiré des jeux vidéos de combat, avec ses adversaires, ses tournois, ses niveaux, ses méchantes reines. Le héros, Rock, se trouve aussi vite accompagné d’un cast séduisant, dont son ami d’enfance le bear Bear, L’hommage aux jeux vidéo est explicitement assumé dans le #3 avec quelques pages mises en image comme un jeu de plateforme.

Mais si cela est original et plutôt bien réalisé, rendons d’ailleurs hommage à la qualité et à la consistance du travail des auteurs Sina Grace et Daniel Freeman, je n’y ai pas trouvé mon compte. Ce n’est pas un univers qui m’attire ou dont les codes me fascinent, les personnages n’ont pas une vraie consistance, il n’y a pas de réelle progression de l’histoire mais plutôt des suites d’épisodes sans grand lien entre eux – un peu comme une série de jeux vidéos.

Entre temps, une nouvelle mini-série Burn the Orphanage est parue, « Reign of Terror », où visiblement les héros sont envoyés dans le futur (voir cette belle chronique d’Onirique Comics), ce qui semble confirmer mes réticences sur cette série. On ne peut pas tout aimer…

A noter que cette approche ambivalent se retrouve aussi dans les critiques du site IGN.com, où certains critiques sont enthousiastes, à l’instar de Joshua Yehl, alors que d’autres comme Melissa Grey trouvent ça à peine passable...


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