J’ai l’enthousiasme parfois rare sur ce blog; sans doute le privilège d’avoir une bonne trentaine d’années de lecture de comics derrière moi…
C’est pourquoi, si je vous dis que la fin du run d’Azzarello et Chiang est une des meilleurs lectures comics de ces dernières années, c’est que j’ai vraiment apprécié !
J’ai chroniqué ici, là et là depuis 3 ans les premiers tomes de ce run, qui renouvelait de fond en comble l’univers de Wonder Woman qui, il faut le dire, avait grand besoin d’être déringardisé. Avec cet aéropage de dieux et créatures mythologiques modernisé, les créateurs ont parfaitement réussi leur coup, tout en gardant un pied dans le réel grâce au personnage de Zola et son fils, dont Wonder Woman assure infailliblement la protection.
Au fur et à mesure des épisodes, on a vu ce Panthéon s’agrandir, se déchirer, se trahir, s’entretuer même, et Wonder Woman elle-même y prendre une place d’importance…On a vu dans le volume précédent l’arrivée d’un autre Panthéon prestigieux dans l’univers des comics, celui des New Gods de Kirby, sortis tout droits de leurs années 70, et qui se mariaient à merveille avec les dieux grecs.
Ce qui frappe dans ces 2 derniers tomes, c’est la formidable montée en puissance de l’intrigue, qu’Azzarello maîtrise diablement, et qu’il arrive à maintenir jusqu’au bout des 12 derniers épisodes. C’est aussi sa constante inventivité dans le traitement des dieux; et son art du développement psychologique des certains dont on n’espérait à vrai dire pas grand chose (Héra…) et qui se révèlent passionants…
On est aussi surpris de la violence graphique et psychologique de certaines planches, à vrai dire étonnante dans une série aussi mainstream; et des planches de toute beauté que produit à chaque numéro Cliff Chiang.
Je le répète donc, une des meilleures séries comics de ces dernières années, on souhaite bonne chance au tandem qui prend la relève à partir du numéro 37 !



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