Ca m’arrive rarement (sinon je n’aurais pas tant d’articles sur ce blog…), mais parfois je ne sais vraiment pas quoi penser d’un comics…et ce n’est pas très bon signe pour l’intérêt du dit comics 🙂
Ainsi, ce Jupiter’s Circle. L’idée de base est intéressante : le scénariste Mark Millar a déjà fait une mini-série sur les enfants d’un groupe de super-héros, il fait une sorte de prequel sur l’époque où leurs parents étaient de jeunes adultes, quelque chose pour les années 50. Plutôt original et intrigant.
La forme est assez maîtrisée, chaque épisode est centré sur un personnage, et une sorte d’historiette morale le met en scène, avec ses défauts, son côté noir, et souvent une pirouette scénaristique pour s’en sortir. Un tel est un gay qui doit sortir du placard, un autre trompe sa femme, un autre est alcoolique…
Le problème, c’est qu’on a plus l’impression de fables édifiantes, certes relativement modernes et pas forcément morales, mais dont on ne voit pas où elles vont mener. Peut-être faut-il attendre le tome prochain (les numéros à l’unité sont encore en cours de parution) pour voir un plan d’ensemble se dessiner ? Ou, comme certains critiques le notent, s’agit-il simplement de figures de style soap opera d’un scénariste en manque d’inspiration ?
De plus, côté dessin, la magnificence de Quitely sur Jupiter’s Legacy est bien loin, on a droit ici au droit oldies pour ne pas dire simplet de Wilfredo Torres et Davide Gianfelice.
A moins d’un retournement majeur dans la suite, pas sûr que ma motivation soit suffisante pour lire le 2ème tome de la série, donc.




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