Captain America : Civil War, #TeamCap assurément !

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Le 3ème épisode des films Captain America vient de sortir, et il faut reconnaître que c’est une franche réussite. Non seulement on passe un excellent moment, mais le film a une densité et un fond qu’on avait rarement vu dans les productions Marvel.

A vrai dire, il faudrait sans doute mieux parler d’un « Avengers 2.5 », car si Captain America est une figure centrale du film, c’est surtout un film d’équipe et d’affrontement, qui a le bon goût de rameuter des connaissances découvertes récemment (comme Ant-Man), mais aussi des nouveaux venus ou des revenants qui font plaisir à voir. Et contrairement à Avengers 2 L’ère d’Ultron, la dynamique de groupe est parfaitement intégrée et constitue même le coeur de l’histoire.

Mais on est surtout surpris d’une certaine noirceur du propos, de contexte presque politique, et de la densité et de la richesse psychologique des situations. Un film où les bons n’ont pas toujours que des intentions pures, où les méchants sont des bons (puisqu’il s’agit d’un affrontement de super-héros), et où même le « vrai » méchant a des motivations ma foi tout à fait honorables. Le monde est bien compliqué parfois…

Ainsi, l’attachement presque irrationnel de Captain America à Bucky tient-il au fait que c’est le seul lien avec son passé ? Ou qu’il ne se sent finalement pas à l’aise dans notre époque ? Ou qu’il veut être fidèle à la mémoire de son grand amour, Peggy Carter ? Ou juste plaire à sa nièce ? Il semble en tout cas à ce sujet faire preuve d’une grande imprudence; et l’on peut aisément comprendre le point de vue opposé d’Iron Man.

Car, en face, Iron Man, un peu à contre-emploi de son côté « je m’en foutiste » habituel, est lui pour le respect de la loi et des accords internationaux. Robert Downey Jr a le bon goût de ne pas en faire des tonnes, pour une fois; et de ne pas nous bassiner avec ses conquêtes, et le personnage gagne tout de suite en densité et en force dramatique. Sauf que, n’avoue-t-il pas lui-même, au détour d’un dialogue, que c’est aussi pour reconquérir le coeur de Pepper Potts qu’il a pris cette position ?

Bref, les positions sont claires mais les motivations sont floues et multiples; et cette relative indécision est finalement bien plus conforme à la réalité.

Pour le reste, le film est mené de main de maître et on en apprécie la construction équilibrée et rigoureuse; pas de début un peu mou du genou comme souvent si bien que l’on reste attentif pendant les 2h30 du film. Mais pas non plus de noirceur excessive ou de digression mal à propos comme dans Batman vs. Superman; il y a, marque Marvel une nouvelle fois réussie, de nombreux moments décontractés, d’humour plus ou moins volontaire.

En un mot comme en cent : #TeamCap, assurément !


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