Quantum et Woody, nouvelle série de
l’éditeur indépendant US Valiant, a les honneurs de la traduction
en français chez Urban Comics ; c’est aussi emblématique
d’une tendance actuelle assez dynamique qu’on pourrait appeler
« les comics de la déconne ».
l’éditeur indépendant US Valiant, a les honneurs de la traduction
en français chez Urban Comics ; c’est aussi emblématique
d’une tendance actuelle assez dynamique qu’on pourrait appeler
« les comics de la déconne ».
Eh oui, les temps sont durs, les
nouvelles sont dramatiques, les héros sont anxiogènes ; alors
les éditeurs ont remarqué qu’il y avait un public pour quelque
chose de plus léger, moins lourd, plus fun quoi. Le titre
indépendant emblématique en est bien sûr Chew, l’histoire d’un
détective anthropophage, qui contre toute attente a su trouver un
public large et fidèle et qui vient de dépasser allègrement les 50
numéros, une performance de nos jours…
nouvelles sont dramatiques, les héros sont anxiogènes ; alors
les éditeurs ont remarqué qu’il y avait un public pour quelque
chose de plus léger, moins lourd, plus fun quoi. Le titre
indépendant emblématique en est bien sûr Chew, l’histoire d’un
détective anthropophage, qui contre toute attente a su trouver un
public large et fidèle et qui vient de dépasser allègrement les 50
numéros, une performance de nos jours…
Le succès du film Deadpool s’inscrit
bien sûr aussi dans cette tendance, et à cette occasion Marvel s’en
est redonné à cœur joie et lui consacre à nouveau plusieurs
titres mensuels, après s’être calmés pendant quelques temps. On
s’étonnera en particulier d’une série récurrente « Spider-Man
and Deadpool », où les vannes de cour de récré doivent
fuser…
bien sûr aussi dans cette tendance, et à cette occasion Marvel s’en
est redonné à cœur joie et lui consacre à nouveau plusieurs
titres mensuels, après s’être calmés pendant quelques temps. On
s’étonnera en particulier d’une série récurrente « Spider-Man
and Deadpool », où les vannes de cour de récré doivent
fuser…
DC n’est pas en reste, et mise lui
sur le personnage d’Harley Quinn, qui n’était qu’une méchante
de Batman un peu dingue, et qui supporte maintenant 2 titres
mensuels, plus de nombreux numéros exceptionnels, plus son appartenance au Suicide Squad. Au menu, à vrai
dire un peu plus digeste : folie douce, folie gore, folie
amoureuse, et trait plus que réussi d’Amanda Conner. Gros gros
carton, et bientôt au cinéma avec le film Suicide Squad.
sur le personnage d’Harley Quinn, qui n’était qu’une méchante
de Batman un peu dingue, et qui supporte maintenant 2 titres
mensuels, plus de nombreux numéros exceptionnels, plus son appartenance au Suicide Squad. Au menu, à vrai
dire un peu plus digeste : folie douce, folie gore, folie
amoureuse, et trait plus que réussi d’Amanda Conner. Gros gros
carton, et bientôt au cinéma avec le film Suicide Squad.
Enfin, on s’en voudrait de ne pas
citer Ant-Man, un personnage totalement oublié de chez Marvel, que
la branche ciné a ressorti des placards pour en faire un des succès
les plus inattendus de Marvel Studio ; en conséquence Marvel
Comics a bien sûr relancé la série, avec un réel succès à monavis.
citer Ant-Man, un personnage totalement oublié de chez Marvel, que
la branche ciné a ressorti des placards pour en faire un des succès
les plus inattendus de Marvel Studio ; en conséquence Marvel
Comics a bien sûr relancé la série, avec un réel succès à monavis.
Tout ça pour dire que Quantum et Woody, de James Asmus au scénario, s’inscrit dans une tendance de fond, et joue en plus sur l’aspect
« Dumb & Dumber » en superhéros (« les pires super-héros du monde »…). Ajoutons-y une
histoire déchirante de paternel décédé, de rivalités entre un
fils biologique et un fils adoptif, quelques remarques bien salées
et même étonnantes par leur caractère « adulte » dans
l’univers policé des comics, des méchants plutôt réussis, une
chèvre super-héroïque, et on a finalement une série décontractée,
un peu bordélique, qui se lit plus qu’agréablement – mais qui
s’oublie à peu près aussi vite. C’est en gros la même chose
pour le dessin de Tom Fowler, agréable à voir mais loin d‘être inoubliable.
« Dumb & Dumber » en superhéros (« les pires super-héros du monde »…). Ajoutons-y une
histoire déchirante de paternel décédé, de rivalités entre un
fils biologique et un fils adoptif, quelques remarques bien salées
et même étonnantes par leur caractère « adulte » dans
l’univers policé des comics, des méchants plutôt réussis, une
chèvre super-héroïque, et on a finalement une série décontractée,
un peu bordélique, qui se lit plus qu’agréablement – mais qui
s’oublie à peu près aussi vite. C’est en gros la même chose
pour le dessin de Tom Fowler, agréable à voir mais loin d‘être inoubliable.
Verdict : au prix de lancement de
10 €, ça vaut le coup de tester le concept pour voir si on
n’accroche ou pas. Mais pour moi on s’arrêtera là.
10 €, ça vaut le coup de tester le concept pour voir si on
n’accroche ou pas. Mais pour moi on s’arrêtera là.




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