Ah, ce Tokyo Ghost, on peut dire que je l’attendais. Non seulement c’était Rick Remender au scénario, dont j’avais suivi avec grand intérêt le Deadly Class, le Uncanny X-Force, entre autres; mais c’était aussi – et surtout – Sean Murphy au dessin, dont les 2 dernières productions, The Wake et Punk Rock Jesus, étaient parmi les toutes meilleures lectures comics de ces dernières années…
Ai-je été déçu ? Eh bien oui, un peu, en particulier par le scénario. Mais être déçu par une telle équipe, c’est encore être bien au delà de la quasi totalité de la production mensuelle des éditeurs de comics. Le verre à moitié plein, à moitié vide.
Ce qui m’a déçu : un scénario préchi précha, des personnages un peu désincarné, trop de manichéisme dans cette dénonciation de la drogue de la connexion, un angélisme un peu bêtifiant pour la partie « japonaise », un lien un peu artificiel entre les 2 parties du récit…

Côté dessin, si le trait de Sean Murphy reste bien sûr extraordinaire et qu’il y a de nombreuses planches d’exception; j’ai un peu moins goûté l’inspiration « motard » du personnage de Led Dent, et les planches Tokyo, si certaines sont vraiment magnifiques, sont un peu trop léchées et un peu trop démonstratives, au détriment de l’action et de la psychologie des personnages. Mais je veux bien reconnaître que je pinaille, et qu’au global l’album est magnifique.
En résumé : pour 10 €, difficile d’avoir mieux ce mois-ci; et si ça n’est pas le chef-d’œuvre comics qu’on attendait, ça reste une série d’un excellent niveau.


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