Les comics dérivés de licences de films, dessins animés ou autres sont une des spécialités de Dynamite, et je les évite consciencieusement en général.
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| une des magnifiques couvertures variant de la série |
Pourquoi diable ai-je fait une exception pour ce James Bond ? Un personnage qui se prête à beaucoup de relecture, un scénariste ambitieux, de magnifiques couvertures, de bonnes critiques des premiers numéros. Et je ne le regrette pas, j’ai pris une vraie claque à la lecture de ce 1er tome !
En effet, le James Bond des films est un dragueur impénitent, qui sait tout mieux que tout le monde et gagne à la fin contre des menaces mondiales. Ici, même si les basiques du personnages restent les mêmes, il drague beaucoup moins, se trompe de taxi à l’arrivée à l’aéroport, se bat contre des trafiquants de drogue d’Europe de l’Est. Et il se bat vraiment, violemment, salement, méchamment. Tout ce qu’un film hollywoodien ne peut pas montrer. Exit aussi toute romance, là n’est pas l’objet. Bref, un Bond plus âpre, plus rude, plus violent. Qui ne s’embarrasse pas de longs discours, de nombreuses planches sont muettes, et l’action parle d’elle-même.
Les dessins de Jason Masters, clairs, élégants, mais aussi rudes quand il le faut, vont parfaitement bien avec cette vision du personnage.
Cerise sur le gâteau, il faut presque attendre la toute fin du volume pour comprendre d’où vient ce titre énigmatique, Vargr; j’aime qu’on me tienne en haleine et la version Ellis/Masters de 007 y arrive parfaitement 😉
A noter aussi que ce tome vient de sortir en français aux Editions Delcourt




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