Le Vortex Noir, un space opera sympa et cheap

Le Vortex Noir, c’est un crossover entre les séries X-Men et Guardians of the Galaxy de l’an dernier, passé un peu inaperçu à vrai dire.

Il ne manque pas de coffre, puisqu’il compte une bonne douzaine d’épisodes répartis sur 6 ou 7 titres; autant dire que les (nombreux) scénaristes ont dû faire preuve de pas mal de souplesse pour adapter ça dans leur série. D’ailleurs, Panini France a sorti les 2 albums en solo et n’a, fort heureusement, pas cherché à intégrer ces épisodes dans les continuités des séries respectives.

Au global, on a à peu près ce à quoi on pouvait s’attendre, c’est à dire un event de seconde zone, plaisant à lire, relativement impersonnel et surtout sans aucune conséquence ou développement majeur pour les personnages.

Oui, c’est plaisant à lire, parce que sur autant d’épisodes, les scénaristes peuvent développer quelques idées, parce que la rencontre des personnages « cosmiques » avec des personnages plus quotidiens est toujours stimulante, et parce que tous les participants sont bien identifiés et connus, qu’on a plaisir à les retrouver. Les rebondissements sont fort convenus, ou si dramatiques (une planète entière anéantie) qu’on a un peu de mal à le prendre au sérieux ou au pied de la lettre.
Le tout est assez impersonnel, comme il se doit quand 6 scénaristes et 10 dessinateurs s’associent pour un arc. Le tout se termine sur une conclusion bien cheesy (traduction française dans ce contexte : cucul la praline), et les personnages sont rendus à leurs séries respectives illico.

Bref, agréable mais sans plus, à lire si vous les trouvez d’occasion ou dans une médiathèque…


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