Cela fait bien longtemps que la magie des X-Men a été perdue; et si certains runs récents comme celui de Bendis m’ont intéressé, il faut reconnaître que leur noirceur et leur pessimisme n’ont pas suscité d’adhésion forte des fans.
Les nouvelles séries X-Men Gold et X-Men Blue ont le mérite de la franchise : une approche « back to the basics », c’est à dire des auteurs confirmés, un line-up de personnages ultra célèbres, et sans doute des récits moins torturés. Quel résultat cela donne-t-il ?
Il est pour le moins mitigé.
Si l’on est heureux de retrouver les stars de la série, parfois injustement oubliées ces dernières années (Nightcrawler, Colossus), le tout manque singulièrement d’originalité et de nouveauté. Fallait-il vraiment inclure Old Man Logan ? Que vient faire Ororo là dedans ? Une mention spéciale pour Prestige, nouveau nom de code de Rachel : pourquoi ?
Les auteurs confirmés, Mark Guggenheim au scénario et Ardian Syaf / R.B Silva aux pinceaux, font un bon travail; ils savent raconter une histoire, trousser une planche, trouver les bons angles. Un peu le minimum syndical pour une série X-Men à vrai dire. Guggenheim nous propose une nième version de la Confrérie des Mauvais Mutants, et un reboot technologique des Sentinelles. Le tout dans une ambiance d’hystérie médiatiques, de prise d’otages. C’est plutôt malin et bien exécuté. Il manque quand même la touche de passion, d’envie, les twists de scénarios imprévus, les personnages flamboyants. Bref, on s’ennuie un peu. Ce n’est pas ce qu’on attend d’une série X-Men.


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