Dans les nouvelles séries X-Men, la dénomée X-Men Blue n’était pas forcément celle en laquelle on croyait le plus. La réunion des X-Men adolescents venus des années 60, si elle était sympathique, n’était pas non plus très excitante – après tout, cela fait déjà 3 ans que ces X-Men des années 60 font le tour des séries X, dans des configurations variées.
Et pourtant, il faut reconnaître que je me suis laissé prendre au jeu de la série. Les interactions entre ces ados sont fraîches et agréables à lire; le mentorat de Magneto, à vrai dire si peu crédible qu’on a déjà une vision de ce qu’il peut préparer, plutôt excitant; l’arrivée d’un n-ième Wolverine à la fois ridicule et bien troussée, Hank Mc Coy / Beast se pique maintenant de magie (visiblement, j’ai raté quelque chose dans l’univers Marvel récent..). Les fils de l’intrigue se nouent petit à petit, les ennemis apparaissent, se battent et disparaissent – ils reviendront donc bientôt…Et on a envie de voir comment tout cela va évoluer.
Il faut aussi reconnaître que l’aspect graphique est un peu négligé. Indice : quand 6 dessinateurs différents interviennent sur les 6 premiers numéros d’une série, cela signifie soit que la série a été lancée en urgence soit que c’est une priorité B pour l’éditeur. Et l’harmonie des styles de Jorge Molina, Matteo Buffagni, Ray-Anthony Height, Julian Lopez, Cory Smith et Ramon Backs (sans parler des encreurs associés) n’est pas toujours évidente, surtout à l’intérieur d’un même épisode. Heureusement, Cullen Bunn assure vaillamment le scénario et arrive à garder une couleur commune à tout cela.
A suivre donc, même si on peut prévoir que la série ne fera pas de vieux os…




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