Difficile d’échapper à Elena Ferrante, recommandée à peu près partout, de la liste de lecture de Hillary Clinton au meilleur livre de l’année pour Lire. Il était temps pour moi d’aborder « L’amie prodigieuse », le premier tome de la tétralogie napolitaine. Je m’attendais à en être fan, à lire tranquillement les 3 livres suivants, à le recommander chaudement autour de moi. J’ai tenu 50 pages.

Oh, c’est plutôt bien écrit, même très bien écrit. On croit à son Naples des années 50 (?). On apprécie les notations sur l’époque, la vie dure des quartiers populaires, la place de l’école, les rapports entre les garçons et les filles. Mais au bout de 30 pages, force est de reconnaître que l’intérêt faiblit, et qu’il est difficile de se passionner pour ces histoires de famille tarabiscotées, de peurs de petites filles, de psychologies extrêmes voire incompréhensibles, et la perspective d’avoir encore 300 pages à lire m’a semblé peu motivante.
Alors que les 10 premières pages, où le personnage adulte d’Elena apprend la disparition de Lila, étaient pleines d’entrain, de surprises, de raccourcis bienvenus; j’aurais aimé lire ce livre là directement. Un rendez-vous manqué ?
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