Oui, on le sait, Bendis est très attaché à Jessica Jones et à Luke Cage, qu’il a intégré dans ses intrigues Avengers, à qui il a redonné leurs lettres de noblesse; et aujourd’hui c’est par une renaissance des Defenders qu’il entretient la flamme. Et surtout, assure le service après vente de la mini série Netflix du même nom sortie il y a peu, avec la même composition d’équipe.
Il y a de bonnes choses dans ce premier tome : le dessin propre, clair, efficace et élégant de David Marquez; le fait que le « méchant » Diamondback soit un dur à cuire et qu’au bout du tome 1 l’affaire ne soit toujours pas réglée (ah, l’amour de Bendis pour les arcs qui s’étirent…parfois un peu trop!), une description surprenamment forte et réaliste des effets de la drogue, des héros au tapis qui ont besoin d’aller à l’hôpital, des runnings gags potaches (Daredevil que tout le monde appelle Gary faute de savoir son vrai prénom…).
Mais on a quand même surtout l’impression que Bendis est en roue libre. L’intrigue n’avance guère, pas de surprises ou de nouveauté majeure, au bout de 4 épisodes on ne sait toujours pas ce que Daredevil et Iron Fist font là dedans. On ne sait pas non plus où Diamondback veut en venir, les relations entre lui et Cage n’ont été qu’esquissées.
Bref, c’est à suivre gentiment mais pas indispensable non plus. D’autant plus que le transfert de Bendis chez DC début 2018 a entrainé la fin de la série au bout de 10 épisodes. Pourquoi pas donc la suivre jusqu’à son season finale…?


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