The OA, original et baroque

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Les sorties de nouvelles saisons sont une bonne manière d’entrer dans des séries qu’on avait raté. Ainsi, j’ai découvert une nouvelle série, Game of Thrones, où j’ai 7 saisons à rattraper 🙂
Mais sur Netflix, la sortie le mois dernier de la saison 2 de « The OA » m’a rappelé les bonnes critiques que j’avais entendues à la sortie de la première saison, et j’ai décidé de m’y mettre. Quelle bonne décision !

Déjà, le titre en dit beaucoup sur la série, à la fois simple, original, intrigant, ouvert à beaucoup d’explications. Et il faudra attendre beaucoup d’épisodes pour en avoir une première explication.
Le S1E1 est un modèle du genre. Une situation mystérieuse (une jeune fille aveugle revient après 7 ans de disparition, elle a retrouvé la vue, porte de mystérieuses cicatrices, que lui est-il donc arrivé ?), des personnages attachants, des acteurs convaincants, tout un cast de personnages qui se mettent en place sans qu’on comprenne vraiment de quoi il retourne, un jeu entre le passé et le présent, un amour de la narration, une vraie maîtrise du récit, on en redemande. Et toute la saison 1 est de cet acabit, avec une trame narrative qui s’enrichit, se déploit, surprend, amuse, trouble, choque. L’histoire avance souvent dans des directions imprévues, on frise le film d’horreur, le thriller psychologique, le film mystique, le college movie, le film d’enquête. Oui, la liste paraît échevelée, presque baroque; et c’est là tout le charme et aussi la limite de la série. Il faut s’y laisser embarquer, ne pas essayer de la prendre uniquement sous un angle, parfois laisser passer un moment de gêne ou d’angoisse pour apprécier un ensemble vraiment original.
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La série sort des cadres établis, est empreinte d’une vraie personnalité; et on imagine que cela tient beaucoup à Brit Marling, qui est à la fois actrice principale, scénariste, productrice et réalisatrice; et à Zat Batmanglij, son comparse dans la série. C’est le personnage et le jeu de Brit Marling qui font que la série tient ensemble dans toutes ses dimensions parfois difficilement réconciliables.
La 2ème saison commence sur un vrai « gamechanger » dans le scénario, qui relance et renouvelle en profondeur la dynamique de la série, introduit de nouveaux personnages. Avouons-le, si certains morceaux de bravoure rendent la saison mémorable, elle est globalement moins maîtrisée, essaie de réunir trop de thématiques à la fois pour être totalement convaincante, et l’on se perd parfois dans les méandres d’un récit parfois confus.
Néanmoins, peu de séries m’auront autant passionné cette année, peu de personnages autant marqué, vivement recommandée !
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