Sea of Stars : un space opera léger et sympa

Je ne sais plus trop ce qui m’avait attiré pour acheter ce TPB des 5 premiers numéros de Sea of Stars. La renommée d’un Jason Aaron, tout juste sorti de son run de Thor ? Une envie de SF classique et de grands espaces ? Peut-être. Et tout cela se retrouve à peu près dans ce tome.

On suit les aventures d’un père routier de l’espace et de son jeune fils, qui se retrouvent séparés, et alors que le jeune Kadyn se découvre des pouvoirs étonnants. Le ton n’est pas celui, un peu grandiloquent, de la SF cosmique habituelle, mais plutôt celui de la chronique familiale, un peu rigolarde, un peu naïve et neuneu aussi; même si Aaron sait gérer un ensemble de personnages plutôt bien réussis.

un style pulp assumé

Les dessins de Stephen Green là aussi sont un peu décalés, sans le côté léché ou techno-froid qu’on retrouve souvent dans ce genre, mais plutôt avec un trait très organique, assez expressif; mais qui manque parfois à mon goût de lisibilité et de détails. Finalement, un style pulp assumé, qui correspond bien au ton de l’histoire.

Les partis pris de couleur de Rico Renzi sont affirmés, très francs, colorés et sombres; pas toujours agréables à mon sens.

Bref, vous l’avez compris, tout cela est plutôt sympathique; mais je ne suis pas tombé sous le charme de cette série; ou plutôt qui est une série de qualité; mais qui ne correspond ni à mes goûts ni à mes attentes de lecture.

Petit tour du net : Kevin de The Mighty Blog est beaucoup plus fan que moi dans ses critiques des numéros 3 et 5, et Ethan Maddux fait une comparaison intéressante dans sa critique sur Sequential Planet avec le Monde de Nemo, dans l’espace.


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