Les documentaires biographiques sur les stars sont souvent ennuyeux, ou complaisants, ou inutiles, voire les 3 à la fois. D’autant plus quand ils sont – et c’est de plus en plus le cas sur les plateformes de streaming – l’œuvre des stars elles-mêmes.
Pourtant, le « All I know so far » qui vient de sortir sur Prime Video m’a touché à plus d’un titre, même si son côté hagiographique n’est pas absent. P!nk a choisi un angle très personnel, intime, familial, et parle finalement plus souvent de la vie avec ses 2 enfants en tournée, de sa relation et du rôle de père de son compagne Carey Hart, que de son art ou sa vie de star. Et ce n’est pas plus mal comme ça.
Néanmoins, on en apprend pas mal sur elle, son parcours; on est parfois impressionné par sa force mentale, on découvre ses talents d’athlète gymnaste et d’acrobate. Les séquences où elle survole le stade Wembley tout en chantant sont tout bonnement bluffantes, et on imagine l’effet sur les spectateurs.
Mais c’est finalement encore dans les moments personnels, par exemple celui vers la fin où elle lit quelques lettres de fans où l’on se dit qu’après 20 ans de carrière, recevoir de telles lettres et être encore émue par elle est peut-être la plus belle des récompenses. Et on repart avec plein d’airs de P!nk dans la tête qu’on avait un peu oubliés, et qu’on a eu plaisir à retrouver; comme se « So What » virevoltant !
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