Au moins, DC aura osé avec les New 52 quelque chose de
différent concernant Wonder Woman. Car on a beau faire partie de la « Trinité »
DC, le succès commercial était loin d’être au rendez-vous, et le dernier
relaunch, qui datait de peu, avait été tout aussi peu convaincant que les
autres. Peut-être lestée par la série kitschissime des années 70, Wonder Woman
ne réussissait pas à trouver sa place dans un univers DC moderne.
différent concernant Wonder Woman. Car on a beau faire partie de la « Trinité »
DC, le succès commercial était loin d’être au rendez-vous, et le dernier
relaunch, qui datait de peu, avait été tout aussi peu convaincant que les
autres. Peut-être lestée par la série kitschissime des années 70, Wonder Woman
ne réussissait pas à trouver sa place dans un univers DC moderne.
De ce point de vue là, le nouveau départ sous la plume de
Brian Azzarello et le pinceau de Cliff Chiang est tout à fait convaincant :
Diana est une amazone, une déesse, une guerrière. Foin dans ces 6 épisodes de
romance, de Steve Trevor et autres niaiseries, de baston avec héros costumés et
autres lassos de vérite. Ici, on parle Zeus, colère de Héra, message d’Hermès,
manipulation d’Appolon, présence de Hadès. Du lourd, quoi. Mais surtout, cela est
fait de manière tout à fait moderne et convaincante, pas à la « il était
une fois l’homme ». Le design graphique des personnages est formidable,
Poséidon étant pour moi le plus surprenant et le plus réussi. Enfin, le dessin
de Cliff Chiant est éminemment personnel et original, très indie en fait, et si
l’on peut avoir des doutes sur sa pertinence quant à des batailles
super-héroïques « classiques », dans l’invention et la définition d’un
univers il fait merveille.
Brian Azzarello et le pinceau de Cliff Chiang est tout à fait convaincant :
Diana est une amazone, une déesse, une guerrière. Foin dans ces 6 épisodes de
romance, de Steve Trevor et autres niaiseries, de baston avec héros costumés et
autres lassos de vérite. Ici, on parle Zeus, colère de Héra, message d’Hermès,
manipulation d’Appolon, présence de Hadès. Du lourd, quoi. Mais surtout, cela est
fait de manière tout à fait moderne et convaincante, pas à la « il était
une fois l’homme ». Le design graphique des personnages est formidable,
Poséidon étant pour moi le plus surprenant et le plus réussi. Enfin, le dessin
de Cliff Chiant est éminemment personnel et original, très indie en fait, et si
l’on peut avoir des doutes sur sa pertinence quant à des batailles
super-héroïques « classiques », dans l’invention et la définition d’un
univers il fait merveille.
Là où c’est un peu moins convaincant, c’est d’une part la
tension sous-jacente du récit (6 épisodes quand même) : en gros WW protège
Zola qui est enceinte de Zeus. Oui, pourquoi, comment, quel intérêt ? C’est
ennuyeux de n’avoir aucune réponse. D’autre part, les Dieux ont beau être
sympa, bien faits et tout, difficile de s’identifier au seigneur des enfers ou
à une reine mère irascible. Enfin, WW elle-même n’est finalement pas très
proche du lecteur, à part se lamenter sur sa mère et son île ce qui fait peu.
De plus, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de clarté, qu’il y avait trop d’ellipses,
qu’on ne comprenait pas vraiment d’où les personnages sortaient et ce qu’ils
faisaient là. C’est quand même ennuyeux au bout de 6 épisodes.
tension sous-jacente du récit (6 épisodes quand même) : en gros WW protège
Zola qui est enceinte de Zeus. Oui, pourquoi, comment, quel intérêt ? C’est
ennuyeux de n’avoir aucune réponse. D’autre part, les Dieux ont beau être
sympa, bien faits et tout, difficile de s’identifier au seigneur des enfers ou
à une reine mère irascible. Enfin, WW elle-même n’est finalement pas très
proche du lecteur, à part se lamenter sur sa mère et son île ce qui fait peu.
De plus, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de clarté, qu’il y avait trop d’ellipses,
qu’on ne comprenait pas vraiment d’où les personnages sortaient et ce qu’ils
faisaient là. C’est quand même ennuyeux au bout de 6 épisodes.
Au global, la série séduit et intrigue, mais manque de
ressort et ne suscite toujours pas assez d’attachement aux personnages. A ne suivre
qu’en priorité 2 – c’est-à-dire jamais.
ressort et ne suscite toujours pas assez d’attachement aux personnages. A ne suivre
qu’en priorité 2 – c’est-à-dire jamais.
Revue de web :
In the mouth of Dorkness note à juste titre qu’il est
difficile de rentrer dans le livre et que la caractérisation de WW n’est pas
vraiment réussie.
difficile de rentrer dans le livre et que la caractérisation de WW n’est pas
vraiment réussie.
Collected Edition est lui plus partagé, et souligne
notamment une certaine continuité avec des runs précédents :
notamment une certaine continuité avec des runs précédents :
Joshua Mosteit, dans Web site of doom, est lui beaucoup plus
positif et considère ce relaunch comme un des plus réussis des New 52 – même s’il
point la lenteur de l’intrigue :
positif et considère ce relaunch comme un des plus réussis des New 52 – même s’il
point la lenteur de l’intrigue :


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