D’abord, c’est du dessiné par Dave Gibbons, et tout fan de
comics se doit de révérer Dave Gibbons et de lire ses productions. Après, c’est
du Mark Millar, et là c’est plus ambivalent, car si le bonhomme nous a gratifié
de grands moments ces dernières années
(Civil War quand même, Kick Ass, Wolverine Old Man Logan…), il a aussi
une certaine tendance à la redite sur ses récents creator owned, et surtout
fais preuve d’une mégalomanie à la limite du supportable (6 pleines pages d’autopublicité
à la fin de chaque numéro…).
comics se doit de révérer Dave Gibbons et de lire ses productions. Après, c’est
du Mark Millar, et là c’est plus ambivalent, car si le bonhomme nous a gratifié
de grands moments ces dernières années
(Civil War quand même, Kick Ass, Wolverine Old Man Logan…), il a aussi
une certaine tendance à la redite sur ses récents creator owned, et surtout
fais preuve d’une mégalomanie à la limite du supportable (6 pleines pages d’autopublicité
à la fin de chaque numéro…).
Néanmoins ce serait dommage de passer à côté de ce Secret
Service, qui mérite une lecture attentive, et demande à être suivi jusqu’au
bout (est-ce une mini ou un on going d’ailleurs ?). L’argument démarre
simplement : une sorte de James Bond anglais, excédé par la vie de looser de
son neveu, le fait entrer dans une école d’espion, où ses talents de gamin de
rue font merveille, mais non sans amener d’autres problèmes. En parallèle, une
histoire encore assez floue à base d’enlèvements ou d’assassinats de
célébrités, et de massacres non résolus, avance doucettement.
Service, qui mérite une lecture attentive, et demande à être suivi jusqu’au
bout (est-ce une mini ou un on going d’ailleurs ?). L’argument démarre
simplement : une sorte de James Bond anglais, excédé par la vie de looser de
son neveu, le fait entrer dans une école d’espion, où ses talents de gamin de
rue font merveille, mais non sans amener d’autres problèmes. En parallèle, une
histoire encore assez floue à base d’enlèvements ou d’assassinats de
célébrités, et de massacres non résolus, avance doucettement.
L’histoire mérite une lecture attentive, car c’est à ma
connaissance une des premières fois où le medium comics s’intéresse aux
rapports de classe et notamment des jeunes désoeuvrés, qu’on dirait des
quartiers difficiles en France, ici en Grande Bretagne, avec des allusions aux
émeutes de l’an dernier. Et Millar le fait de manière non caricaturale :
non les jeunes « des banlieues » ne sont pas forcément inaptes à
tout, oui notre héros a des compétences, mais oui il a aussi de grosses
lacunes. Ça fait du bien de lire une histoire où tout n’est pas noir ou blanc.
connaissance une des premières fois où le medium comics s’intéresse aux
rapports de classe et notamment des jeunes désoeuvrés, qu’on dirait des
quartiers difficiles en France, ici en Grande Bretagne, avec des allusions aux
émeutes de l’an dernier. Et Millar le fait de manière non caricaturale :
non les jeunes « des banlieues » ne sont pas forcément inaptes à
tout, oui notre héros a des compétences, mais oui il a aussi de grosses
lacunes. Ça fait du bien de lire une histoire où tout n’est pas noir ou blanc.
Le dessin de Gibbons est exactement là où on l’attendait, c’est-à-dire
classique, extrêmement bien pensé et découpé, d’une grande économie de moyen et
d’une grande élégance ; il se met au service du scénario et ne la ramène
pas. A vrai dire à mon sens ce n’est pas non plus étincelant. Quelque chose
comme le banal du classique très abouti, l’équivalent comics de la perfection
de la ligne claire d’Hergé.
classique, extrêmement bien pensé et découpé, d’une grande économie de moyen et
d’une grande élégance ; il se met au service du scénario et ne la ramène
pas. A vrai dire à mon sens ce n’est pas non plus étincelant. Quelque chose
comme le banal du classique très abouti, l’équivalent comics de la perfection
de la ligne claire d’Hergé.
Au global, mérite donc amplement d’être suivi si l’on peut
supporter l’énorme égo de Millar. On peut sereinement attendre le TPB aussi.
supporter l’énorme égo de Millar. On peut sereinement attendre le TPB aussi.


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