The Massive #3-4

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par

dans

Le nouvel titre de Brian Wood termine son premier arc dans
le #3, dessiné par Kristian Donaldson (oui, il est possible d’avoir des arcs
complets, riches et lisibles en 3 numéros, n’en déplaise à DC et à ses Bat-arcs
poussifs de 7 à 8 numéros !) ; et enchaîne sur un nouvel arc dans le
#4, dessiné par Garry Brown.
L’univers « post Crash post everything » de The
Massive est toujours aussi inquiétant et fascinant ; et les personnages
solidement campés, fort énigmatiques, avec un passé visiblement chargé qui ne
va demander qu’à s’exprimer dans les numéros à venir ! brian Wood continue
à développer et à détailler son histoire ; on comprend mieux l’ampleur de
la catastrophe (Taïwan submergé, le système financier mondial qui a coulé
depuis que toute la côte Est de l’Amérique du Nord n’a plus de courant…). A
vrai dire on peine un peu à comprendre le combat de Ninth Wave, car dans un tel
contexte la sauvegarde des baleines et des océans paraît bien futile. On peut
imaginer qu’il n’y a pas que ça.
On fait aussi ici connaissance avec le passé pour le moins
tumultueux de Mag, on retrouve Mary qui avait disparu au 1er
épisode, on a une discussion assez surréaliste sur la non-violence, on accoste
dans ce lieu étrange qu’est Unalaska ; puis dans le numéro 4  est plutôt un stand alone de Callum Israel, à
Mogadiscio pour trouver ravitaillement et eau pour son bâteau le Kapital, qui
retrouve son ex collègue de Blackbell, Arkady ; avec qui la relation est
pour le moins tendue !
Et bien sûr, en bonus en fin de chaque numéro, de nouveaux
détails sur le « Krach », sur le passé des protagonistes, des
lettres. Wood ne nous prend pas pour des imbéciles et ça fait plaisir à voir.
Les dessinateurs ont 2 styles assez tranchés ; froid,
clinique, photographique, presque scientifique pour Donaldson qui a officié sur
le 1er arc ; beaucoup plus chaud, noir, sensuel et moins
détaillé pour Garry Brown ; ce qui à vrai dire convient tout à fait à une
histoire qui se passe à Mogadiscio ; avec des ambiances à la Daredevil
parfois étonnantes.  Mais les 2
fournissent un travail de qualité qui mérite d’être remarqué.
Au final, on est fasciné par cet univers chaotique, violent,
et les personnages hauts en couleurs que Wood nous présente ; on a envie d’en
savoir plus sur l’ensemble. A suivre.
Revue de Web :
Dans Bleeding Cool, Louis Falcetti trouve la série « dense
and challenging », que chaque épisode mérite d’être lu 2 fois, et estime
que la série devrait durer « aussi longtemps que nécessaire ». J’approuve.
http://www.bleedingcool.com/2012/08/11/review-the-massive-3/
Dans Comics Forge, Robb Orr est lui aussi tombé sous le
charme de ce « very big and ambitious tale » et nous enjoint vivement
à « monter à bord » !
http://comicsforge.com/2012/08/the-massive-3-comic-review/
Enfin, dans Comicosity, Aaron Long, s’il apprécie beaucoup
la série dans son ensemble, estime que le #4 est le plus faible car trop lent.
http://www.comicosity.com/review-%EF%BB%BFthe-massive-4/

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