Et pourtant j’y suis allé à reculons à la lecture de ce 1er
volume du Batman New 52 de Scott Snyder. Parce qu’overdose du personnage. Parce
que lecture du 1er volume de Detective Comics de Tony Daniel pas
franchement enthousiasmante. Parce qu’une n-ième histoire d’une société secrète
dirigeant Gotham depuis des siècles n’était pas attirante que ça.
volume du Batman New 52 de Scott Snyder. Parce qu’overdose du personnage. Parce
que lecture du 1er volume de Detective Comics de Tony Daniel pas
franchement enthousiasmante. Parce qu’une n-ième histoire d’une société secrète
dirigeant Gotham depuis des siècles n’était pas attirante que ça.
J’avais tort.
Pour une fois, commençons par le dessin. Greg Capullo est
franchement doué et fait partir le Batman (j’adore utiliser l’article « le »)
dans des directions originales et très intéressantes. J’avoue que j’avais
moyennement suivi son parcours jusqu’à présent, sans doute lu quelques épisodes
de The Haunt, mais le scénario n’était pas trop
ma tasse de thé. Ici, il se révèle d’une tout autre dimension. Evidemment,
le trait est beau et élégant, les décors fouillés, les ambiances noires et
oppressantes à souhait, avec un magnifique vernis gothique. J’allais dire, c’est
un peu le service minimum pour le dessinateur du titre phare de Batman. Là où Capullo
explose, ce sont dans les séquences oniriques / psychologiques du labyrinthe.
La mise en page qui oblige à lire la revue dans tous les sens, c’est gadget,
mais quand l’avions-nous déjà fait ? La diversité des styles utilisés, l’aspect
presque cartoon d’un Batman au bout du rouleau après plusieurs jours d’errance,
tout cela est remarquable. Mais de manière générale (et les quelques pages de
script de Snyder jointes en annexe le montrent admirablement), la précision du
trait et la richesse des informations fournies sont incroyables. Pour moi, un
dessinateur à suivre absolument.
franchement doué et fait partir le Batman (j’adore utiliser l’article « le »)
dans des directions originales et très intéressantes. J’avoue que j’avais
moyennement suivi son parcours jusqu’à présent, sans doute lu quelques épisodes
de The Haunt, mais le scénario n’était pas trop
ma tasse de thé. Ici, il se révèle d’une tout autre dimension. Evidemment,
le trait est beau et élégant, les décors fouillés, les ambiances noires et
oppressantes à souhait, avec un magnifique vernis gothique. J’allais dire, c’est
un peu le service minimum pour le dessinateur du titre phare de Batman. Là où Capullo
explose, ce sont dans les séquences oniriques / psychologiques du labyrinthe.
La mise en page qui oblige à lire la revue dans tous les sens, c’est gadget,
mais quand l’avions-nous déjà fait ? La diversité des styles utilisés, l’aspect
presque cartoon d’un Batman au bout du rouleau après plusieurs jours d’errance,
tout cela est remarquable. Mais de manière générale (et les quelques pages de
script de Snyder jointes en annexe le montrent admirablement), la précision du
trait et la richesse des informations fournies sont incroyables. Pour moi, un
dessinateur à suivre absolument.
Quant à Scott Snyder, il est arrivé à fournir une histoire d’ampleur,
digne du relaunch du titre phare de DC, parfaitement découpée en singles (mais qui se lit quand même plus
confortablement en TPB), avec son lot de rebondissements, de révélations
choquantes, de franches surprises, et en créant un adversaire 100% nouveau au
lieu de réutiliser un vilain existant. C’est déjà une très belle performance.
Il est aussi en parfaite empathie avec les personnages (qu’il fréquente depuis
quelques temps à vrai dire) et les utilise judicieusement. A ce sujet, on peut
quand même remarquer que Bruce Wayne est plus psychopathe que jamais…Enfin, les
côtés high tech de Batman sont confirmés et délicatement soulignés, sans non
plus être trop mis en avant : un bon mix a été trouvé.
digne du relaunch du titre phare de DC, parfaitement découpée en singles (mais qui se lit quand même plus
confortablement en TPB), avec son lot de rebondissements, de révélations
choquantes, de franches surprises, et en créant un adversaire 100% nouveau au
lieu de réutiliser un vilain existant. C’est déjà une très belle performance.
Il est aussi en parfaite empathie avec les personnages (qu’il fréquente depuis
quelques temps à vrai dire) et les utilise judicieusement. A ce sujet, on peut
quand même remarquer que Bruce Wayne est plus psychopathe que jamais…Enfin, les
côtés high tech de Batman sont confirmés et délicatement soulignés, sans non
plus être trop mis en avant : un bon mix a été trouvé.
Il y aurait cependant à redire sur ce scénario. Les
variations sur Gotham / ma ville / je suis Gotham sont vues et revues. Dans le
labyrinthe, les incohérences entre un Batman pratiquement à bout qui tout à
coup se réveille et bat son adversaire jusque-là outrageusement dominant. Le
tout en ayant été éventré ( !) en début de confrontation, sans que cela ne
soit mentionné ou n’ait de conséquence par la suite. La révélation concernant l’ascendance
de Dick Grayson (pourquoi doit-il le faire de cette manière au lieu de lui
expliquer calmement ?).
variations sur Gotham / ma ville / je suis Gotham sont vues et revues. Dans le
labyrinthe, les incohérences entre un Batman pratiquement à bout qui tout à
coup se réveille et bat son adversaire jusque-là outrageusement dominant. Le
tout en ayant été éventré ( !) en début de confrontation, sans que cela ne
soit mentionné ou n’ait de conséquence par la suite. La révélation concernant l’ascendance
de Dick Grayson (pourquoi doit-il le faire de cette manière au lieu de lui
expliquer calmement ?).
Néanmoins, reconnaissons que l’histoire est ample et
ambitieuse, et que le récit la soutient tout à fait ; et qu’au bout de ces
7 épisodes on n’a qu’une hâte : acheter le tome 2 pour voir se dérouler la
« Nuit des Hiboux ». Faut-il une autre confirmation de la qualité de
l’ensemble ?
ambitieuse, et que le récit la soutient tout à fait ; et qu’au bout de ces
7 épisodes on n’a qu’une hâte : acheter le tome 2 pour voir se dérouler la
« Nuit des Hiboux ». Faut-il une autre confirmation de la qualité de
l’ensemble ?
Revue de web :
Dans IGN, Joey Esposito détaille longuement les qualités de
l’œuvre, qui est pour lui « the standout book coming from DC’s relaucnh » :
l’œuvre, qui est pour lui « the standout book coming from DC’s relaucnh » :
Andrew Asberry, dans Batman News, le dit : “absolutely
terrific stuff” :
terrific stuff” :


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