Green Arrow #17

Après 1 an et demi de vicissitudes depuis le relaunch DC des New 52, il faut bien reconnaître que Green Arrow n’avait jamais vraiment fait parler de lui d’une manière ou d’une autre; et l’on en était plutôt à se demander quand la série serait supprimée.

Mais c’était sans compter (pure supputation de ma part) avec le succès de la série “Arrow”, et les fins stratèges du marketing de DC ont dû se dire qu’il y avait une belle exposition du personnage, et qu’il fallait en profiter. Et si on décidait tout simplement de faire de Green Arrow une BONNE série ? Idée géniale, le boss a dit banco, il a appellé à la rescousse un des scénaristes stars de la maison, ils ont fait un deal du genre “ok tu laisses tomber la série à laquelle personne ne croyait et sur laquelle tu as fait un super boulot (Animal Man), et à la place on te file un vrai personnage et tu fais ce que tu veux avec, en prime tu choisis ton dessinateur (et je te fais un beau chèque à la fin du mois)”.

Jeff Lemire a donc dit “oui” et nous voilà avec ce premier numéro et, tu sais quoi ? Ben c’est pas mal du tout. A vrai dire, ce #17 c’est un peu un jeu de massacre, genre je déconstruis tout 
l’environnement habituel d’Oliver Quinn pour pouvoir mieux le reconstruire à ma guise dans les 12 ou 18 numéros qui viennent. Il paraît que les pros appellent ça une opération “Born again Daredevil”, en référence à la saga, patati patata. Pas follement original comme principe, mais l’exécution est sans faille. Le dessin d’Andrea Sorrentino, que j’avais repéré sur Suicide Squad, fait merveille avec son style détaillé, quasi photographique, finalement très adapté avec la précision qu’on s’attend à avoir de la part d’un archer. La composition des pages est fort bien faite; on passe un bon moment.


On peut imaginer (et notamment à lire les sollicitations des mois à venir) que dans les 6 prochains mois il va arriver tout un tas de trucs pas sympas au héros, qui va découvrir les origines secrètes ultra mystérieuses jamais révélées auparavant etc; puis que Lemire va reconstruire peu à peu sa mythologie avec un mix d’adversaires classiques et de nouveaux ennemis. Ou on peut imaginer qu’il nous entraîne dans des directions totalement inattendues. Dans les 2 cas, on est partant avec lui.


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