Semaine de la Musique Electroacoustique – #Lille3

ImageQuel plaisir que cette soirée d’ouverture. Évidemment, pour l’apprécier, il ne faut pas être rétif à ce qu’on appelle “musique contemporaine”, et accepter d’entendre des propositions musicales d’intérêt variable.

Néanmoins, les oeuvres jouées hier soir au Kino de Lille3 méritaient le détour et composaient un programme de grande qualité.

En introduction, “Dans un point infini” de Beatriz Ferreyra, basé sur des boucles de violons, plantait bien le décor du thème “électroacoustique”; et si le morceau ne révolutionnait pas le genre, il était néanmoins tout à fait bien réalisé et agréable à entendre.

On changeait ensuite de registre avec une performance “chamanique” pour “Iva Mara He’y” et “Pacha Mama” de Maria Cristina Kasem. Claude Jamain, derrière un masque d’oiseau, démarrait par une manipulation chamanique de différents totems d’animaux; puis le 2ème morceau démarrait, accompagné en live par différents de percussions et voix (dont l’auteur). Les phases de climax étaient particulièrement intenses et prenantes. Un morceau envoûtant.

 

Ricardo Mandolini, le maître des lieux, proposait ensuite “El angel del tiempo”, un morceau très classique, mêlant des voix et sonorités argentines aux sons électro; dans une réalisation élégante et agréable. Moins convaincant en revanche, alors que le programme en était assez aguicheur, le “Ascension – Las tierras nuevas” de Alejandro Iglesias Rossi; qui de mon point de vue ne parvient pas à rendre justice et à mêler de manière satisfaisante ses sources de musique sacrée européenne d’une part, et de sons indigènes d’Amérique du Sud d’autre part.

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“Clou” de la soirée de mon point de vue, 5 musiciens sur scènes et des bandes enregistrées pour L’orphéon de Jade de Patrick Dorobisz, qualifié de “minimaliste spirituel” en introduction. Pas trop sûr de la signification du terme, en revanche la pièce elle-même était très belle, finalement très classique elle aussi, en directe filiation d’un Terry Riley et son “In C”, et quel plaisir de l’écouter en live, en présence du compositeur.

 

Enfin, Charlemagne Palestine (qui porte vraiment ce genre de nom ??) terminait la soirée avec ce qui se rapproche plus d’une performance, à base de psalmodies sur fond de verre de cristal, de bruit d’ampli travaillés, et de sons de jouets électroniques. Amusant.

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