Comme le dit Andy Diggle dans sa postface, « Quand Jock
te dit qu’il aimerait dessiner ton histoire, tu dis juste oui ». Et quand
Jock sort de son job habituel de (magnifiques) couvertures pour une mini-série,
le lecteur achète. Mais que cela vaut-il ?
te dit qu’il aimerait dessiner ton histoire, tu dis juste oui ». Et quand
Jock sort de son job habituel de (magnifiques) couvertures pour une mini-série,
le lecteur achète. Mais que cela vaut-il ?
Le pitch est simple et intrigant : Jack Dobson, vendeur
de Comics à San Francisco, tombe sur un téléphone oublié dans un parc public et
le ramasse. Mais les photos contenues dans le téléphone sont des scènes d’exécution
par balles. Revenu chez lui, une sorte de tueur à gage le menace pour qu’il
rende le téléphone, et il ne réussit à lui échapper que par sa pratique de l’acrobatie
urbaine. Sous le choc, il se rend au commissariat ; et alors qu’il
explique son histoire, la « victime » des photos revient chercher son
téléphone et explique qu’il s’agissait d’une préparation de murder party.
de Comics à San Francisco, tombe sur un téléphone oublié dans un parc public et
le ramasse. Mais les photos contenues dans le téléphone sont des scènes d’exécution
par balles. Revenu chez lui, une sorte de tueur à gage le menace pour qu’il
rende le téléphone, et il ne réussit à lui échapper que par sa pratique de l’acrobatie
urbaine. Sous le choc, il se rend au commissariat ; et alors qu’il
explique son histoire, la « victime » des photos revient chercher son
téléphone et explique qu’il s’agissait d’une préparation de murder party.
Mais bien sûr tout n’est pas si simple, et alors que le
soir, il veut retourner chez la « victime » pour en avoir le cœur net,
il constate qu’elle est cette fois bel et bien morte, et il s’embarque alors
dans une ténébreuse histoire de complot, de finances, de meurtres secrets, dont
il aura bien du mal à se dépétrer…
soir, il veut retourner chez la « victime » pour en avoir le cœur net,
il constate qu’elle est cette fois bel et bien morte, et il s’embarque alors
dans une ténébreuse histoire de complot, de finances, de meurtres secrets, dont
il aura bien du mal à se dépétrer…
Le scénario d’Andy Diggle est malin, assez addictif ;
les 4 numéros se lisent quasiment d’une traite (le traitement graphique de Jock
y aide beaucoup…), et en même temps beaucoup plus noir, vicieux et désespéré
que ce qu’on l’habitude de lire chez les Big 2 : des vertus du creator
owned, y compris de ne pas avoir à faire un happy end, ou même une fin morale.
Comme souvent sur ce genre de format (cf The Secret Service de Millar et
Gibbons), on a aussi un peu l’impression de lire un storyboard pour une
proposition de film, mais ça ne me pose pas de problème.
les 4 numéros se lisent quasiment d’une traite (le traitement graphique de Jock
y aide beaucoup…), et en même temps beaucoup plus noir, vicieux et désespéré
que ce qu’on l’habitude de lire chez les Big 2 : des vertus du creator
owned, y compris de ne pas avoir à faire un happy end, ou même une fin morale.
Comme souvent sur ce genre de format (cf The Secret Service de Millar et
Gibbons), on a aussi un peu l’impression de lire un storyboard pour une
proposition de film, mais ça ne me pose pas de problème.
La grande question qu’on se pose, c’est « que donne
Jock sur un format long ? » : le verdict est clair, Jock est
bon, voire très bon. Son trait est plus schématique et « graphique »
que je ne le supposais, et ses visages sont parfois simplifiés à l’extrême (de
même que les décors), mais dans l’ensemble, les pages sont magnifiques, les
dessins dynamiques et expressifs à la fois, et ce « in glorious black and
white », ce noir et blanc si réussi qu’on ne s’en rend même pas compte et
qu’on a l’impression de l’avoir lu en couleur. Et puis, juste pour le confirmer : les couvertures sont magnifiques !
Jock sur un format long ? » : le verdict est clair, Jock est
bon, voire très bon. Son trait est plus schématique et « graphique »
que je ne le supposais, et ses visages sont parfois simplifiés à l’extrême (de
même que les décors), mais dans l’ensemble, les pages sont magnifiques, les
dessins dynamiques et expressifs à la fois, et ce « in glorious black and
white », ce noir et blanc si réussi qu’on ne s’en rend même pas compte et
qu’on a l’impression de l’avoir lu en couleur. Et puis, juste pour le confirmer : les couvertures sont magnifiques !
En résumé, à probablement $9.99 en TPB, c’est un achat
recommandé.
recommandé.
Dans l’ensemble, les revues du web sont dithyrambiques :
. 5 étoiles pour Unleash the fan boy, où Russell Johnson
espère qu’il puisse y avoir d’autres mini series ou une série régulière http://www.unleashthefanboy.com/comics/5-star-review-snapshot-4/52713
espère qu’il puisse y avoir d’autres mini series ou une série régulière http://www.unleashthefanboy.com/comics/5-star-review-snapshot-4/52713
. 4/4 pour Steve Paugh de Comics Bastards, qui apprécie
particulièrement le côté anti-héroïque du personnage et de la série.
particulièrement le côté anti-héroïque du personnage et de la série.
. Melissa Grey, dans IGN, est un peu plus réservée, mais
note avec justesse qu’on ne peut pas imaginer de coloriser ce noir et blanc,
qui se suffit à lui-même : http://uk.ign.com/articles/2013/04/04/snapshot-3-review
note avec justesse qu’on ne peut pas imaginer de coloriser ce noir et blanc,
qui se suffit à lui-même : http://uk.ign.com/articles/2013/04/04/snapshot-3-review


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