Avengers A.I #4 et 5 : quand la mayonnaise prend

Jusqu’à présent, je suivais Avengers A.I avec bienveillance et curiosité pour ce titre atypique (il s’agit pour mémoire d’une équipe de robot et cyborgs, autour d’Hank Pym, montée dans la foulée de la conclusion du crossover Age of Ultron), et en appréciant le design graphique et le trait de d’Amato.

Sur ces 2 derniers épisodes, cette bienveillance s’est transformée en vif intérêt. L’arc « Dimitrios / The Diamond » se poursuit, et devient franchement passionnant. Dans les mêmes planches, on a droit à un robot qui prie Allah, à un héros qui ne sait lutter contre sa bipolarité, à une réflexion (un peu simpliste) sur le pouvoir et la communication, et à l’introduction d’un concept de « Protecteur » qui semble prometteur. Sans oublier des nouvelles utilisations du « nouveau » pouvoir de Vision, un cyborg qui se sacrifie (si cela un sens), et un Doombot aux dialogues plus acérés et percutants que jamais, de loin le personnage le plus réussi du lot. Sam Humphries fait donc un très beau début de run, mais pas autant qu’André Lima Araujo, dont le style s’affirme de numéro en numéro et devient éblouissant. Pas très démonstratif, il s’agit au contraire de planches assez épurées, très « propres », avec de grands aplats de couleur (merci au coloriste Frank D’Armata); mais d’une grande inventivité (toujours les scènes dans le Diamond), et d’une finesse d’expression notamment sur les visages assez rares.

On continue donc à suivre la série sans aucune hésitation.

Sur le web, Hugo Robberts Larivière de Weekly Comic Book Review trouve la série pas assez ambitieuse malgré ses qualités graphiques et en arrête la lecture au #4.


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