Secret Wars #1-2 : un beau début, déroutant et intrigant

C’est un beau coup que réussit Marvel et surtout le scénariste Jonathan Hickman avec les 2 premiers numéros de « l’event » annuel (semestriel ?) de la compagnie, qui s’appelle cette fois Secret Wars.

A vrai dire, je n’en attendais pas grand chose, j’ai acheté, « pour voir » comme on dit, en espérant ne pas être déçu comme tant de fois par le passé par ces séries événéments où finalement rien ne se passe (voir Fear Itself, AvX, et autres Age of Ultron…).

En particulier, étant donné le titre, je m’attendais à une copie plus ou moins conforme du Secret Wars des années 80, à la fois mythique puisque c’était le 1er event de l’histoire des comics, mais assez pauvre scénaristiquement puisqu’il s’agissait d’une série de combats entre héros sans grand intérêt au final. Et les autres titres déjà parus allaient de l’anecdotique Ultimate End, au franchement dispensable Battleworld…

Ce n’est pas du tout le cas, et l’on se retrouve avec un objet atypique et fascinant. Prenant prétexte de la « collision » des différents univers Marvel, Hickman s’offre ainsi le luxe fou pendant 8 numéros de totalement réinterpréter celui-ci; les méchants deviennent les héros; les Thors sont une garde prétorienne d’un Doom divin devenu maître du monde; le monde lui-même est totalement revu en 40 territoires différents (on retrouve la sympathique manie de construction de mondes de Hickman…); et le tout est fait de manière suffisamment subtile, à tel point qu’on n’a pas de vrais combats en 2 numéros.

Les dessins d’Esad Ribic sont eux aussi une heureuse surprise, je le connaissais comme dessinateur lambda au style un peu banal de série de seconde zone; il relève le défi d’une série de premier plan ici, et se révèle tout à fait à la hauteur. Le trait est fin, précis, et en même temps arrive à garder un côté délicat, parfois presque onirique. Une colorisation subtile est sans doute un atout important dans cette réussite.

On se demande bien où tout cela va nous mener, mais pour l’instant reconnaissons que le début est accrocheur et qu’on a une forte envie de connaître la suite de l’histoire, n’est-ce pas le principal…?

la superbe variant cover d’Alex Ross pour le #1


Commentaires

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le spicilège

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture