All-new X-Men HC 7 : ça sent la fin

Dans la littérature comme dans les comics, l’éditeur a un rôle primordial. Relire les textes, éclairer les scénarios, valider les planches; tout cela bien sûr. En particulier dans les comics, l’éditeur est aussi le garant de la cohérence de l’univers partagé et de la continuité de l’éditeur. En clair, il est là pour assurer que tous ces personnages qui ont des dizaines d’années d’expérience restent semblables à eux-mêmes et qu’un scénariste facétieux ne les change pas du tout au tout sur un coup de tête. De même, il doit aussi veiller à la cohérence avec les autres personnages de l’éditeur, un particulier pour les événements ou les équipes qui impliquent de nombreux personnages.

On imagine bien que la tâche est loin d’être aisée, surtout avec des personnages aussi anciens que les X-Men, un scénariste aussi senior que Brian Michael Bendis, et les contraintes de plus en plus nombreuses d’événements transversaux chez Marvel.

Résultat, ce tome 7 de la série All-New X-Men, « The Utopians », sans queue ni tête.
On démarre par le #37, une belle histoire un peu vaine entre Jean Grey et Emma Frost, où l’une essaie de faire progresser l’autre, de gagner un peu sa confiance, et où on les voit peu à peu se rapprocher. C’est bavard, plutôt bien fait, très bien dessiné grâce à Mike Del Mundo, mais ça ne sert pas à grand chose. Sans doute un retour du dessinateur régulier Mahmud Asnar ?

Puis on enchaîne dans les #38 et 39 sur 2 épisodes du cross-over Black Vortex entre les X-Men et les Gardiens de la Galaxie. Pourquoi pas. Sauf que le cross-over a débuté ailleurs et finira ailleurs. On n’y comprend donc rien et ça ne sert à rien. Pourtant avec le très talentueux Andrea Sorrentino aux crayons.

On enchaîne sur le retour à la série « normale » avec les #40-41 et Mahmud Asnar comme dessinateur, où pas grand chose ne se passe non plus, enfin sous la coupe de Magik, les jeunes X-Men affrontent les Utopians. Pas vraiment passionnant.

En résumé : la série s’essouffle, un tome pour rien, on sait de toute façon que sa fin approche et le scénariste est en roue libre. Dommage, d’autant que la série avait gardé jusque là et notamment dans le tome précédent un bon niveau et une belle énergie.


Commentaires

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le spicilège

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture