Sur le papier, cette série Velvet, c’était à la fois bien et pas non plus renversant.
Du solide, certes, avec Ed Brubaker et Steve Epting, un scénariste reconnu, un dessinateur émérite; on savait que ça allait être de qualité. Un thème en droite ligne avec leur travaux précédents, une ambiance rétro / vintage / espionnage, des couvertures soignées, ça donnait envie.
Mais il fallait bien reconnaître qu’après Fatale et avant The Fade Out du même auteur, qui jouent sur la même ambiance vintage, les mêmes personnages féminins mystérieux, le même graphisme classique et soigné, on n’était pas non plus renversé par le côté innovant de la proposition, d’où ma critique plutôt négative du tout premier numéro…
A la lecture, ces réserves s’envolent et fondent comme neige au soleil. Car on oublie parfois ce fait simple mais si fort : si quelqu’un te raconte avec talent une belle histoire et avec des personnages forts, ça peut ressembler à plein de choses, mais ça reste un excellent moment. Et c’est le cas avec ce tome 2 de Velvet. Brubaker est un excellent conteur, il jongle avec les personnages, les époques, les révélations, les intrigues avec une vraie maestria. Velvet, son héroïne, l’espionne devenue secrétaire redevenue espionne est tout simplement irrésistible. Et quel meilleur carburant qu’une bonne vieille histoire de vengeance pour faire avancer l’intrigue ?
Au pinceau, Epting ne déçoit pas mais est moins convaincant que Brubaker. Oui, les pages sont soignées, magnifiques; tout cela est très classe, la composition est maîtrisée, les détails sont magnifiques, et Velvet resplendit à chaque page. Mais cela reste à mon sens un peu trop sage, trop cadré pour véritablement emporter le morceau.
Néanmoins, et donc contrairement à mes réserves initiales au 1er numéro de la série, Velvet se révèle d’un charme irrésistible; la lecture de l’ensemble de la série s’impose !




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