Ah, William Sheller, il traîne une mauvaise réputation personnelle dans le milieu depuis des années, aigri, imbu de lui-même, un vieux schnock quoi. Hé bien vous savez quoi ? Son interview dans Les Inrocks du 14 octobre 2015 montre à quel point cette réputation est méritée !
Respect du public
« Entre nous, j’en ai marre des concerts avec un quatuor. Je m’emmerde sur scène dans cette formule, j’aurais préféré m’arrêter un long moment et passer à quelque chose de radicalement différent ».
Que ne l’a-t-il pas fait…
Comparaison modeste
« On m’emmerde parce que j’ai pas fait de disque depuis sept ans, et alors ? Barbara est restée dix ans sans faire d’album »
(et elle est morte l’année suivante)
Respect du public (II)
« Mon album préféré, c’est « Ailleurs ». Il y avait un peu de tout : du Haendel, de la musique indienne, du rock et peu m’importe si ça déroute le public »
Si peu lui importe…
Modestie
« En quarante ans de carrière, quel est le nombre de mes chansons que les gens ont dans la tête ? Vingt ? Vingt-deux maximum ? »
ou trois plutôt ?
Cuistrerie
« A mes débuts, à cause de Rock’n’Dollars, je suis passé pour un chanteur rigolo, ce qui est quand même un peu désolant lorsqu’on a passé comme moi huit ans à étudier la fugue, le contrepoint ou l’orchestration »
Désolant, c’est bien le mot !
Comparaison modeste (II)
« -Certains trouvent vos textes incompréhensibles..
-ils n’ont qu’à se cultiver, je ne peux rien faire pour eux. Ils n’ont sans doute pas lu Eluard, Apollinaire et les surréalistes »


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