Daredevil, un témoin gênant : un run prometteur

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Tout et son contraire a déjà été tenté sur Daredevil : le bon avocat redresseur de tort, le chef de gang, la love story légère, la descente aux enfers. C’est même à ça qu’on reconnaît un bon personnage de comics : on peut tout lui faire, tant qu’on le fait avec talent, ça passe si les fondamentaux sont là. Et les fondamentaux, chez Daredevil, c’est un super-héros à l’écoute du quotidien qui a pour alter ego un avocat aveugle redresseur de tort.

Le nouveau run qui vient de démarrer, avec Charles Soule au scénario et le vétéran (i.e 25 ans de carrière) Ron Garney au dessin, bouge à la marge quelques paramètres : retour à New York (le run précédent était en Californie), identité secrète à nouveau secrète, rôle au parquet au lieu d’être avocat.

Sur ce, Daredevil se trouve aussi un nouveau partenaire, Blindspot, qui est aussi un clandestin de Chinatown; bref une tonalité sociale classique pour la série, mais une variante inédité.

Pour le reste, un méchant qui endoctrine ses fidèles, les ninjas surnaturels de La Main qui sont de retour, un rôle de parquetier pas si facile, des questions morales et familiales; Charles Soule brasse ces ingrédients assez classiques avec suffisamment de talent pour qu’on ne s’ennuie pas, et qu’on ait envie de connaître la suite du run. Ron Garney, de son côté, surprend avec un trait assez schématique, proche d’un John Romita Jr; et souligne le côté sombre de l’histoire avec un nouveau design de costume noir et rouge un peu surprenant.

un bel exemple du travail très graphique de Ron Garney

L’équilibre d’un run n’est pas facile à trouver, mais Soule et Garney y arrivent aisément; on les suivra dans la suite de leurs efforts !

Un joli 4,5/5 pour MDCU Comics

Idem pour la revue du progres.fr, qu’on ne savait pas intéressé par les comics !


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