« Les Républicains » me sont tombés des mains

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C’est sans doute pour de mauvaises raisons que j’ai commencé à lire « Les Républicains », le dernier livre de Cécile Guilbert. Sans doute attiré par le titre, la promesse d’un roman à clé, l’actualité présidentielle…Le mélange entre littérature et politique donne parfois de beaux enfants, comme « L’aube, le soir, la nuit » de Yasmina Réza, ou le « Rien ne se passe jamais comme prévu » de Laurent Binet.

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Hélas, je n’ai pas pu dépasser les 20 premières pages de ce livre. Au delà d’un démarrage poussif, convenu et de personnages peu engageants, c’est surtout la lourdeur et l’inélégance du style qui m’ont découragé. Que penser d’une entrée dans un bar où l’héroïne s’assoit sur « un joli petit canapé flanqué de deux opulentes bergères qu’encadraient deux volées d’étagères couvertes de volumes reliés en maroquin pourpre » ? Peut-on vraiment tolérer une phrase aussi bancale, chaotique et finalement de si peu d’intérêt que « Au nom de cette vieille camaraderie d’école dont tu espérais qu’elle ne servait pas seulement de marchepied, de passe-droit ou de sauf-conduit en politique comme en affaires, mais pourrait aussi, peut-être, établir entre vous un climat de confiance propice à la révélation de quelques vérités »…

« faire style », c’est sans doute aussi cette métaphore lourdingue et parfaitement convenue de « cette autre vie qui promettait d’être sans fin comme cette artère luxueuse, grisante, dont les vitrines de Noël chamarrées d’or étincelaient de chaque côté de l’habitacle et semblaient éclairer vos visages à tour de rôle »…

Mon conseil à Cécile Guibert : plus court, plus nerveux, moins pompeux. Enfin, comme elle est « l’auteur d’une oeuvre littéraire importante » comme le signale la 4ème de couverture, je doute qu’elle écoute mon conseil de béotien…

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Cécile Guilbert, photo Nicolas Guilbert

 

 


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