Paper Girls, c’est le ratage improbable et pourtant compréhensible de créateurs stars que personne n’a pu raisonner.
Parce que Brian K. Vaughan, l’auteur du grandiose Saga, sait développer des personnages, aucun doute; et l’extraordinaire run de Cliff Chiang sur Wonder Woman est sans doute un de mes comics favoris de ces dernières années.
Malheureusement, rien ne fonctionne dans ce Paper Girls. Le style de Chiang, s’il reste magistral, se fond peu avec l’atmosphère sensée être 80s. Le style de l’histoire oscille entre la chronique ado nostalgique, la science fiction, l’horreur, et le n’importe quoi. Au bout de 5 numéros, on a toujours peine à distinguer les personnages principaux, et on n’a toujours pas compris où l’auteur veut en venir. On est même parfois plus près du Kamoulox que d’une vraie histoire. Evidemment, c’est sans doute ce côté fantaisiste voire foutraque que recherchent les auteurs; malheureusement on a le droit de considérer que le dosage est mal ajusté et que l’histoire vire tout simplement au n’importe quoi. Et quel éditeur chez Image Comics irait le dire à ces créateurs qui sinon publieraient leur histoire ailleurs…?
Tant pis, on ne peut pas plaire à tout le monde; mais pour moi ce Paper Girls, formidable en théorie, passe complètement à côté de la plaque.



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