Ninjak tome 4 : une série qui tourne à vide

Ninjak a toujours été une série un peu légère, qui comme son
héros en fait un peu trop pour être honnête, sérieuse, profonde. Non, on est
dans l’exagération, dans le fun, dans le over the top, et c’est très bien comme
ça. Mais parfois, ça va un peu trop loin et on peut avoir du mal à suivre.
Ainsi, dans ce tome 4, « Le siège de King’s Castle”, on
retrouve le thème ultra classique de l’ennemi ultra renseigné et ultra puissant
qui a décidé de briser, casser le héros. Tout y passe : manoir familial,
fortune, amis. On devient vite pas grand-chose quand toutes ses caches sont
grillées et que les cartes bancaires ne fonctionnent plus. Mais pourquoi tant
de haine ? On l’apprendra bien vite à la fin du volume ; et la
réponse est un peu téléphonée, même si parfaitement cohérente. 
Non, ce qui donne l’impression de tourner à vide, c’est le
côté parfait et trop rôdé du personnage. On a du mal à s’attacher à un héros
qui montre si peu de faiblesses, si peu de compassion ; on se demande même
si son ennemi n’est pas plus digne d’intérêt que lui. Les dessins de Diego Bernard sont plutôt soignés, mais manquent assez largement d’originalité.
Ninjak, dans l’univers Valiant, a peut-être fait son temps
et le personnage épuisé de ses charmes. Un reboot bien senti s’impose.

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