C’est incontestablement un des sommets de l’oeuvre de Mozart, et par là même de la musique classique. C’est donc avec un bel appétit que la dernière vidéo de l’Orchestre National de Lille s’y attaque, et c’est une vraie réussite. Cette fois-ci dirigée par David Reiland, par ailleurs chef de l’Orchestre national de Metz et spécialiste de Mozart, la phalange du Nouveau Siècle (oui, je m’essaie aux métaphores genre journalistes sportifs!) s’en sort avec les honneurs. Le son est beau et clair; il manque peut-être parfois un peu de pâte et d’incisivité, mais tout cela est relativisé par la découverte de la jeune pianiste Marie-Ange Nguci. Sa délicatesse, son toucher de note, la qualité des interactions avec l’orchestre, tout cela est parfaitement convaincant et charmant, elle emporte le morceau avec panache.
Par ailleurs, on remarque que la forme des concerts de l’Audito, la salle en ligne de l’ONL, évolue. Pas de programme composé mais une seule œuvre, relativement courte. La musique démarre directement, pas d’arrivée des musiciens ou des solistes; le générique se déroule sur les dernières mesures de musique. Les fétichistes de la salle de concert vont tiquer (ah, comme j’aime le moment où les musiciens s’accordent…); mais l’ONL se met ainsi sur un format plus court, plus percutant. C’est peut-être ça aussi un orchestre d’aujourd’hui.
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