C’est donc finalement en 7 numéros (et plus de 12 mois…) que la mini-série de Jonathan Ross et Bryan Hitch, America’s got Powers, se conclut; l’occasion d’en tirer enfin un bilan.
Disons-le franchement : c’est sans doute l’un des meilleurs pitchs de ces dernières années (l’organisation d’une sorte de concours de télé-réalité avec des jeunes doués de différents super-pouvoirs). Et après un démarrage en trombe, les retards ont succédé aux numéros un peu moyens, et garder le fil de la série a été difficile.
Néanmoins, nul doute que la lecture en TPB de la série lui rendra meilleure justice. Ce qui aura été constant (et sans doute la cause des retards), c’est la qualité des dessins de Hitch. Ce 7ème numéro en est encore l’éclatant preuve, avec des planches réellement marquantes, notamment aux moments clés, parfaitement exécutés et réussis.
Niveau scénario, reconnaissons que Ross livre un travail solide, équilibré, avec quelques moments de faiblesse (l’action peu claire des épisodes 4-5 par exemple), et un développement et une conclusion carrés et construits, à défaut de toujours inspirés, mais qui ont du mal à suivre le feu d’artifice des 3 premiers numéros, exemplaires dans leur création d’un univers et le lancement d’intrigues.
Un bilan néanmoins positif; on notera d’ailleurs la dernière planche, qui justifiera le temps venu un « America’s Got Powers » 2 ou une série régulière, ce qu’on ne pourrait qu’approuver !


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